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Avec ma déclaration annuelle de revenus, je n’ai pas reçu le formulaire 2042 C.

Comment l’obtenir ?

Vous avez besoin de ce formulaire pour indiquer le montant total de votre chiffre d’affaires en auto-entrepreneur, même si vous avez déjà réglé votre impôt sur le revenu tout au long de l’année grâce au prélèvement fiscal libératoire.

Vous pouvez le télécharger vous-même sur impots.gouv.fr en lançant une recherche de formulaires. S’il n’est pas en ligne, il vous faudra vous déplacer dans votre centre des impôts pour l’obtenir.

 

 

Comment faire si l’on perd le courrier de l’Insee comprenant son N° de SIRET ?

 

La solution la plus simple consiste à utiliser le formulaire prévu par l’Insee pour les entrepreneurs attendant le certificat d'inscription au répertoire Siren.(Document que vous avez perdu)

Le formulaire vous permet de recevoir votre numéro
SIRET. Une fois ce numéro récupéré, vous pourrez demander un duplicata du certificat d'inscription au répertoire Siren à l’Insee.


ATTENTION

 

Dans le formulaire, vous devez indiquer votre statut juridique, donc :

« entrepreneur individuel » (et non « auto-entrepreneur » qui est un régime, un ensemble d’options fiscales et sociales et non un statut juridique)

Autre solution, vous pouvez joindre l’Urssaf. Ils auront certainement enregistré votre numéro SIREN !

 

 

 

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Je fais de l’achat-revente de produits d’occasion (brocante), dois-je tenir un livre de police ?

Le livre de police est obligatoire pour les acheteurs revendeurs d’occasion, y compris les auto-entrepreneurs. Afin d’être valable aux yeux de la loi, il doit :


- Être paraphé vierge au début et à la fin par le maire de votre commune ou la préfecture de Police.


- Recenser chacune de vos acquisitions, même vos biens acquis avant votre création d’entreprise.


- Contenir pour chaque entrée le nom du vendeur, son numéro de carte d’identité, le prix d’achats et une description détaillée de l’objet acquis.

Chaque entrée doit convenir à certains critères :


- Une entrée différente par vendeur.


- Une entrée différente par achat de plus de 60 € (valeur estimée pour les biens personnels).


- Une entrée différente par lot d’une valeur de plus de 60 € (valeur estimée pour les biens personnels).

 

 

 

Faut-il respecter un délai entre la radiation d'une activité, exercée en EURL et la re-création de cette même activité en auto-entrepreneur ?

Oui, dans le cas où vous souhaitez créer la même activité en auto-entrepreneur, vous devrez respecter un délai de carence d’au moins un an après la radiation de votre EURL.

Si vous comptez créer une autre activité, il n’y a pas de délai de carence. Mais vous devez prendre en compte le temps nécessaire à la radiation de l’EURL. Les formalités imposées s’effectuent en deux temps :

Étape 1 : La dissolution de la personne morale (votre société)

1) Vous renseignez le formulaire M2 dans votre CFE.

2) Vous faites enregistrer le procès-verbal  de dissolution auprès des services fiscaux.

3) Pour clore la dissolution, vous devez ensuite faire publier une annonce de dissolution dans un journal d’annonces légales.

4) L’ensemble de ces formalités devront ensuite être remises à votre CFE.

Étape 2 : La radiation de l’EURL, dite « clôture de liquidation »

1) Vous renseignez le formulaire M4 dans votre CFE.

2) Vous devez faire reconnaître la clôture de vos comptes en communiquant vos « comptes définitifs » à l’administration. Vous devez pour cela enregistrez un procès-verbal approuvant les comptes. Celui-ci clôture la liquidation auprès des services fiscaux.

3) Il vous faut à nouveau publier une annonce légale pour rendre publique la radiation de l’EURL.

4) Enfin, l’ensemble des documents sont remis à votre CFE.


 

 

 

Que se passe-t-il si mon CA dépasse les seuils autorisés (81 500 € pour une activité de vente, 32 600 € pour des prestations de services) ?


Si vous dépassez les seuils d’éligibilité au bénéfice du régime fiscal de la micro-entreprise ( c'est-à-dire 81 500 € pour le commerce - achats/reventes, ventes à consommer sur place et prestations d’hébergement et 32 600 € pour les services), vous continuez à pouvoir bénéficier du régime fiscal et social simplifiés et de la dispense d’immatriculation pendant les deux premières années au cours desquelles ce dépassement est constaté, à condition que vous ne réalisiez pas un chiffre d’affaires supérieur à :

88 000 € (pour le commerce)

34 000 € (pour les services)

 

Si votre chiffre d’affaires dépasse ces seuils :

Le régime du versement libératoire de l’impôt sur le revenu cesse rétroactivement au 1er janvier de l’année au cours de laquelle le dépassement est intervenu tandis que le régime du micro-social simplifié cesse au 31 décembre de la même année.

 

 

 

 

Ai-je le droit d’exercer une activité mixte, associant service et activité commerciale ?

Exemple : je vends des ordinateurs que je répare et je fais du dépannage informatique à domicile


Oui, une seule auto-entreprise vous permet d’exercer à la fois des prestations de service et une activité commerciale. Toutefois, pour ces activités mixtes, il existe une limite de chiffre d’affaires :


Le chiffre d’affaires global annuel ne doit pas dépasser 81 500 € et la part de chiffre d’affaires correspondant à ces prestations de services 32 600 €.

 

 

 

Comment indiquer vos deux activités lors de votre déclaration en auto-entrepreneur ?


L'administration considère que vous avez deux activités : une activité principale et une activité secondaire.
Vous devez donc déterminer quelle est, de vos deux activités (ou plus), celle qui vous occupera en majeure partie.

 

1/ Dans votre déclaration indiquez en premier votre activité principale

Dans l'encadré 6 de la déclaration d'activité, en répondant à la question "indiquez votre activité la plus importante". L'activité que vous indiquez ici déterminera votre code APE (Activité Principale Exercée) attribué par l'INSEE.

 

2/ indiquez votre activité secondaire

Toujours dans l'encadré 6, vous décrivez dans le champ suivant vos autres activités.

ATTENTION

Dans ce deuxième champ, vous devez également réinscrire votre activité la plus importante, même si vous l'avez déjà précisé auparavant !

 

 

Que se passe-t-il si je ne déclare pas de chiffre d’affaires pendant plus d’un an ?

 

Rien.

En revanche, au bout de 24 mois consécutifs sans chiffre d’affaires encaissé et déclaré, vous perdez la qualité d'auto-entrepreneur.

Votre activité est alors automatiquement requalifiée en micro-entreprise classique.

 

 

 

Une seule personne peut-elle créer plusieurs auto-entreprises ?

 

Non.

Une personne ne peut pas cumuler plusieurs auto-entreprises.

En revanche, dans un couple, chaque conjoint peut bien évidemment créer sa propre auto-entreprise.

 

 

 

 

Aurai-je des frais à payer pour créer mon auto-entreprise ?


Non, l’auto-entreprise n’est pas une société, donc :

- Pas de rédaction de statuts

- Pas de publication au Journal Officiel.

Et vous êtes dispensé d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au Registre des métiers (RM).

En somme, pas de frais de démarrage !

Les seules dépenses que vous devrez engager sont celles qui vous permettront de développer votre activité : communication, achat de matériel, déplacements...

Et bien sûr vous devrez vous acquitter de vos cotisations (cotisations sociales + impôt sur le revenu).

Rappel : côté rentabilité, vos cotisations sont calculées sur votre chiffre d’affaires et non sur votre profit !

 

 Pas de frais pour l’inscription !

 

 

 

Est-il possible, juridiquement, de créer une entité qui associe plusieurs auto-entrepreneurs sur un même projet ?

Comment envisager ce genre de partenariat ?

 

Associer plusieurs personnes en une même structure juridique revient à créer une société. Pour conserver les avantages de l’auto-entrepreneur, vous devez vous associer dans une structure juridique plus atypique, rassemblant des indépendants, exerçant chacun sous le régime de l’auto-entrepreneur. Par exemple le GIE : Groupement d’Intérêt Économique.

Au sein de ce groupement, chaque membre reste à la fois indépendant tout en s’associant aux autres. Un GIE est le plus souvent créé pour :


•    Acheter à plusieurs et partager des coûts (en mutualisant des moyens de production par exemple, un point de vente),
•    Négocier des tarifs avantageux en mutualisant les commandes,
•    Partager une enseigne commune,
•    Etc.


 

 

 

 

 

L’auto-entrepreneur dispose-t-il d’un numéro de SIREN ?


Oui, dès la déclaration de votre activité, l’INSEE vous attribue un numéro de SIREN.

 

 

 

Auto-entrepreneur, j’ai un N° de SIREN, mais ai-je aussi un N° de SIRET ?


Oui, l’un ne va pas sans l’autre.

Le numéro de SIRET étant composé de votre numéro de SIREN et du numéro NIC (numéro interne de classement), comportant 5 chiffres.

Ces numéros vous sont attribués par l’INSEE et vous les recevez par courrier quelques semaines après votre déclaration d’activité d’auto-entrepreneur.

 

À quoi servent-ils ?

SIREN : il identifie votre entreprise individuelle (en tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes un entrepreneur individuel). Son usage est obligatoire sur tous les documents servant aux relations entre les entreprises. Par exemple, sur vos factures.

SIRET : ce code identifie l’établissement de l’entreprise (situation géographique). Il vous sera demandé en de nombreuses situations. Notamment lors de l’inscription à des services réservés aux entreprises (par exemple, une complémentaire santé professionnelle). Il sert également d’identifiant pour vous connecter au site Net-entreprises.fr, site sur lequel vous effectuez votre déclaration de chiffre d’affaires.


 

 

 

Peut-on choisir de facturer ou non la TVA ?


Non, vous êtes obligatoirement soumis au régime fiscal de la micro-entreprise.

Dans ce régime, la TVA n’est pas applicable.

Renoncer à la dispense de TVA revient à abandonner le statut de l’auto-entrepreneur !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le statut d’auto-entrepreneur me permet-il de donner un nom commercial légal à mon activité (par exemple « Sabin Conseil ») ?

 

Oui, vous pouvez légalement donner un nom commercial à votre activité.

Avantage : vous donnez une apparence plus professionnelle à votre entreprise. Et comme toute entreprise, vous aurez intérêt à protéger votre nom ! Par un dépôt à l’INPI par exemple, ou en communiquant activement.

En effet, plus vous ferez connaître votre « nom », plus il sera difficile pour vos concurrents de se l’approprier !


Coût indicatif d’un dépôt de marque à lINPI : à partir de 200 €.

 

 

 

 

En auto-entrepreneur, peut-on facturer à l’étranger ?

Vous pouvez tout à fait facturer à l’international en respectant la réglementation en la matière. N’étant pas assujetti la TVA, vous facturez hors TVA avec la mention à faire figurer sur vos factures : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».

 

 

Si vous vendez ou achetez des marchandises à l’étranger, vous devez tenir compte des incoterms (contraction de : International Commercial Terms) qui déterminent les obligations réciproques du vendeur et de l'acheteur dans le cadre d'un contrat d'achat/vente international.
Cette norme du commerce international vous permet d’éviter les ambiguïtés lors de la définition des modalités de la transaction avec votre client (responsabilité du transport des marchandises, livraison, etc.).


 

 

 

Je vais exercer mon activité de chez moi, comment protéger mes biens et mon domicile ?


En tant qu’auto-entrepreneur, vous avez le statut d’entrepreneur individuel et votre responsabilité est alors illimitée. Concrètement en cas de dettes, vos biens personnels peuvent être saisis. Pour vous protéger, vous pouvez, devant un notaire, rendre insaisissables votre résidence principale et tous vos biens fonciers (bâti ou non bâti) dont vous ne faites pas un usage professionnel.

 Vous exercez votre activité d'auto-entrepreneur à domicile

 

Celui-ci reste, aux yeux de l’administration votre lieu d’habitation et ne peut donc être considéré comme un local professionnel (que ce soit un appartement ou une maison individuelle). De plus, une « auto-entreprise » ne peut être légalement propriétaire d’un local commercial comme vous pourriez l’être à titre personnel. Votre domicile ne peut donc être saisi, même si vous l’utilisez à titre professionnel.

 

Déclaration d’insaisissabilité : à partir de quel moment vos biens sont-ils protégés

Vos biens ne sont plus saisissables à partir du moment où ils sont identifiés dans la déclaration d’insaisissabilité. Si vous aviez contracté des dettes avant cette déclaration, vos biens ne seront pas protégés face à vos créanciers professionnels.

Comment réaliser cette démarche ?

 

La déclaration d’insaisissabilité s’effectue chez un notaire. Celle-ci sera publiée :
- À la conservation des hypothèques du lieu de situation des biens immobiliers.
- Dans un journal d’annonces légales du département d’exercice de votre activité.

Coût moyen d’une déclaration d’insaisissabilité : entre 250 et 450 €, n’hésitez pas à comparer les prix. Ceux-ci varient d’un notaire à l’autre !

 

Pour compléter ce dispositif, vous pouvez également protéger vos biens à usage professionnel. Par exemple, vous êtes ferronnier d’art et vous avez investi dans des outils assez onéreux. Des assurances vous permettent de protéger ces biens en cas d’incendie ou autres dégâts matériels.

 

 

 

 

Ai-je droit, en tant qu’auto-entrepreneur à la carte de commerçant non sédentaire ?

Comment l’obtenir ?

 

Oui et si vous êtes commerçant ambulant, elle est obligatoire. Pour exercer et obtenir votre carte de commerçant non sédentaire, vous devez* :

1) Déclarer votre activité non sédentaire auprès de votre centre de formalités des entreprises (CFE) :
Cette formalité s’effectue par lettre recommandée avec accusé de réception

Si vous n’avez pas clairement précisé à votre CFE la nature de votre activité, commerçant ambulant, vous ne pourrez pas obtenir votre carte. En cas de changement, vous faisiez de la vente sur Internet et souhaitez désormais vendre sur les marchés, vous devez en alerter votre CFE et entamer les démarches pour obtenir votre carte.

 

Votre déclaration d’activité non sédentaire doit être accompagnée :
• de vos justificatifs d'identité,
• d’un justificatif de domicile (quittances d'EDF, copie du contrat d'assurance habitation ou justificatif du paiement de la taxe d'habitation),
• en l'absence de numéro d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), vous devez fournir le récépissé de dépôt de déclaration d'activité en tant qu'auto-entrepreneur ainsi que l'avis de situation remis par l'Insee mentionnant votre numéro de SIREN.


2) Obtenir un permis de stationnement sur la voie publique :
Vous en faites la demande :
• à la préfecture, s’il s’agit d’une installation sur une voie (route nationale, départementale, artères de centre-ville),
• à la mairie pour tout autre lieu, dont les marchés.

ATTENTION

Pour vous installer sur un marché, une demande spécifique à la mairie, au placier ou au régisseur de marché, est nécessaire.


 

 

 

 

Déclaration de votre activité d'auto-entrepreneur  top

L’activité de pigiste est refusée en auto-entreprise, comment remplir le formulaire de déclaration pour proposer de la rédaction de contenus ?

 

Le terme pigiste correspond en effet à un statut juridique très précis totalement irréalisable en auto-entrepreneur puisque le pigiste est un salarié. Bien qu’il travaille « à la pige », c’est-à-dire qu’il produit un article par-ci par-là en fonction des besoins des agences de presse avec qui il collabore, il signe malgré tout un contrat de travail pour chaque article ou « pige ». En somme le pigiste est un faux indépendant qui perçoit un salaire tout en gérant son activité très librement.

En conséquence, si vous indiquez « pigiste » dans votre déclaration d’activité en auto-entrepreneur, celle-ci sera très certainement refusée.

Indiquez à la place :


- rédacteur de contenus sur Internet
- rédacteur de contenus éditoriaux

 

 

 

 

Impossible de déclarer mon CA sur Net-entreprises.fr ? Que se passe-t-il ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce blocage. Par exemple, il se peut tout simplement que vous souhaitiez déclarer votre CA trop tôt et que la procédure n’est pas encore accessible sur Net-enteprises.fr.

Dans tous les cas, vous devez vérifier auprès de votre conseiller Urssaf quelles sont les raisons de ce blocage. Vous appelez votre Centre Urssaf directement ou bien composez le numéro dédié aux auto-entrepreneurs : 08 21 08 60 28 (n° indigo).

Pour rappel, vous déclarez votre CA et payez vos cotisations :


1) Si vous avez choisi la déclaration au trimestre :
Le :
•    30 avril
•    31 juillet
•    31octobre
•    31 janvier
ou le dernier jour de chaque mois qui suit celui auquel le paiement se rapporte.


Exemple : le trimestre se termine le 30 juin. Vous avez jusqu’à la fin du mois suivant pour déclarer votre CA. L’échéance de déclaration est donc le 31 juillet.

2) Vous avez choisi la déclaration au mois :
Vous devez déclarer votre CA et payer les cotisations dues au terme du mois suivant auquel le paiement se rapporte.
Exemple : vous comptez déclarer votre CA de mai. Vous avez jusqu’au 31 juin pour déclarer votre CA et payer vos cotisations.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment modifier les informations indiquées dans ma déclaration d’activité ?

Vous changez d’adresse ? Votre activité, saisonnière jusqu’à présent, devient permanente ? Vous devez en informer votre Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Vous avez deux possibilités :

1. Effectuer la modification en ligne sur le site officiel de l’auto-entrepreneur


Vous vous rendez sur le site et sélectionnez « Modifier / cesser son activité » en page d’accueil. Une fois l’option « Modifier votre situation ou votre activité » sélectionnée, vous n’avez plus qu’à indiquer les modifications à transmettre à votre CFE :

 

portail-auto-entrepreneur

  

2. Envoyer directement le formulaire de modification de votre activité à votre Centre de Formalités des Entreprises (CFE).


Ce formulaire est à double emploi, il sert également à déclarer la cessation définitive de votre activité en auto-entrepreneur. Vous devez donc être très vigilant en le remplissant !

 

Pour modifier votre déclaration initiale, vous renseignez les champs n°1, 8 et 9 du formulaire.

 

 

 Puis-je créer une société alors que je suis déjà auto-entrepreneur ?

 

Non.

Si vous exercez déjà une activité, même accessoire en auto-entrepreneur, vous ne pouvez pas créer de société pour une nouvelle activité. Y compris si votre seconde activité est totalement différente de la première.

Par exemple :

vous êtes arbitre le dimanche pour des matchs de football organisés par des associations. Vous vous faites payer votre prestation en auto-entrepreneur. Vous ne pouvez pas créer une société de ventes de marchandises en parallèle. En effet, les TNS (Travailleurs Non Salariés) exerçant une activité sous la forme d’une société ne peuvent être auto-entrepreneur. Inversement, si vous êtes auto-entrepreneur, vous ne pouvez pas être TNS ou gérant majoritaire d’une société (SA, SARL...).

En revanche,
rien de vous empêche de démarrer votre seconde activité (vente de marchandises) sous le régime de l’auto-entrepreneur. Car vous pouvez exercer deux activités différentes à la fois. Il vous suffit pour cela de modifier votre déclaration d’activité initiale.

À termes, si l’une de vos deux activités se développe et que vous devez quitter le régime de l’auto-entrepreneur pour créer une société, vous devrez alors abandonner votre activité annexe (dans cet exemple : arbitre).


 

 

 

L'activité d'esthéticienne à domicile en auto-entrepreneur est-elle considérée comme artisanale ou libérale ?

 

Les activités de soins esthétiques à domicile sont très difficiles à classer. En effet, elles sont à la fois listées dans les activités affiliées à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse, soit la caisse des professionnels libéraux) et donc considérée comme libérale. Mais elles appartiennent également au Répertoire des métiers et sont dans ce cas classées comme artisanales.


L'Urssaf et la Cipav utilisent alors de nombreux critères pour classer l'activité de l'auto-entreprenur. À titre d'exemple :
• Les activités dites de détente : relaxation, shiatsu... sont considérées comme artisanales.
• Les activités de manucure, maquillage, modélisme entrent dans la catégorie "activité assimilée libérale" et affiliées à la CIPAV.


attentionMais si vous disposez ou non d'un local professionnel cette classification peut changer du tout au tout ! Il est donc impératif de consulter un conseiller Urssaf. Celui-ci pourra tenir compte de toutes les spécificités de votre activité en auto-entrepreneur pour classer au plus juste votre activité.

 

Un classement à faire vérifier impérativement par l'administration (Urssaf, RSI ou Centre de formalités)

 

Entre activité artisanale et libérale, la différence est de taille ! Selon les catégories vous ne paierez pas les mêmes charges, pour rappel :
• activités artisanales : 23 % de charges (en comptant les charges sociales et impôt sur le revenu)
• activités libérales : 20,5 % de charges (en comptant les charges sociales et impôt sur le revenu)

VOIR Calculs


Enfin, si vous êtes considéré comme artisan vous devrez immatriculer votre activité au Répertoire des métiers (RM) et vous devrez justifier vos qualifications.

 

Il existe bien d'autres activités difficiles à classer, entres autres, les photographes dont le statut change s'il vendent leurs photographies pour des mariages ou bien touchent des droits d'auteurs sur leurs oeuvres photographiques.

 

Conditions d’accès au statut d’auto-entrepreneur top

 

Retraité de la fonction publique, puis-je cumuler en plus deux activités distinctes en auto entrepreneur ?

Vous pouvez tout à fait créer une activité complémentaire en auto-entrepreneur si celle-ci respecte les règles de la Commission de Déontologie de votre administration. En effet, le retraité de la fonction publique est toujours soumis aux règles de déontologie ayant cours au sein de son administration.

Par ailleurs, un auto-entrepreneur peut très bien créer deux activités indépendantes disctinctes au sein d’une même auto-entreprise. Par exemple, de la vente d’objets d’occasion en ligne et des services ménagers à domicile. Dans le cas particulier d’un fonctionnaire (à la retraite ou non), vous devrez obtenir l’accord de votre Commission de Déontologie pour exercer simultanément les deux activités.


 

 

 

 

Je souhaite devenir auto-entrepreneur dans l'immobilier, est-ce possible ?

 

 

Tout dépend de ce que vous comptez créer comme activité. Pour rappel sont exclues du régime toutes les activités relevant de la TVA immobilière.

 

Vous ne pouvez donc pas exercez les activités suivantes :

• Marchands de biens,
• Lotisseur (division en lots d’une propriété puis vente à des constructeurs),
• Opérations immobilières : par exemple, commercialisation de parts d’une SCPI (Société civile de placement immobilier),
• Agent immobilier pour les activités de location d’immeubles nus à usage professionnel.

Mais dans ce dernier cas, il est possible d'exercer une activité de négociateur dans l'immobilier, en adoptant le statut d'agent commercial.

 

Agent immobilier en auto-entrepreneur :


En devant agent commercial, vous devenez négociateur dans l’immobilier pour le compte d’agences immobilières ou d’agents immobiliers indépendants. Ainsi, vous ne proposez pas directement des logements à des acheteurs ou des candidats à la location.  Mais vous agissez en tant que mandataire des agences ou agents immobiliers qui vous confient des missions.

Condition pour exercer :

Vous devez obtenir une attestation d’emploi de la part de l’agent immobilier qui vous mandate.

 

Formalités imposées aux agents commerciaux en auto-entrepreneur :

Les agents commerciaux de sont pas dispensés d’immatriculation au Registre du Commerce.

Vous devez vous inscrire au registre spécial des agents commerciaux auprès du tribunal de commerce dont vous dépendez.

 

 

 

Peut-on être à la fois auto-entrepreneur et associé d'une SCI ?

 

Oui, il n’y a pas d’interdiction de principe lié au cumul d’une activité en auto-entrepreneur et la participation en tant qu’associé à une Société Civile Immobilière (SCI)*.

Celle-ci vous permet de gérer un patrimoine privé et ne constitue donc pas une activité professionnelle. Par exemple, vous louez une maison héritée de vos parents avec vos frères et sœurs. Les bénéfices que vous en dégagez sont des revenus fonciers et non des revenus professionnels.

Pour rappel, la loi de modernisation de l’économie de 2008, qui a encadré la création du régime de l’auto-entrepreneur, interdit le cumul d’une activité professionnelle en auto-entrepreneur et une autre activité indépendante. Ainsi sont exclus du régime de l’auto-entrepreneur :
• TNS (Travailleurs Non Salariés) exerçant déjà une activité sous la forme d’une société (c’est le cas par exemple d’un gérant majoritaire de SARL)
• Associé de SNC (Société en Nom Collectif)
• Gérant ou associé de EURL
• Artiste-auteur

Si votre participation à une SCI n’est pas incompatible avec la création d’une activité en auto-entrepreneur, l’administration peut vous faire une réponse négative si vous ne précisez pas clairement votre situation. Pour plus de clarté lors de votre déclaration en auto-entrepreneur, indiquez dans l’encadré « observations » (n° 9) de votre déclaration votre participation à une SCI. Précisez par exemple : « associé par ailleurs d’une Société Civile Immobilière dégageant des revenus fonciers ».


Ne pas confondre SCI et SCP !


La Société Civile Professionnelle (SCP) est réservée uniquement aux professions libérales réglementées (avocats, médecins...). Elle leur permet d’exercer en commun une même activité. Si vous êtes déjà associé d’une SCP, vous ne pouvez pas créer une activité complémentaire en auto-entrepreneur.


 

 

 

 

 

J’ai créé mon activité libérale en 2008. Aujourd’hui, est-ce que je peux basculer dans le régime de l’auto-entrepreneur ?

Non, au lancement du régime, la CIPAV a refusé de signer la convention mettant en œuvre ce nouveau régime. En conséquence les professionnels libéraux qui avaient créé leur activité avant le lancement du régime de l’auto-entrepreneur ne peuvent transférer leur activité sous ce régime. Depuis la loi de loi n° 2009-179 du 17 février 2009, une dérogation permet aux créateurs d’activités libérales de choisir l’auto-entrepreneur pour démarrer leur activité. Si vous étiez déjà en activité, avec un autre régime ou statut juridique (ex : TNS ...), vous ne pouvez donc pas basculer dans le régime de l’auto-entrepreneur.

 

ATTENTION

Ne sont concernés que les professionnels libéraux dépendant de la CIPAV. Si vous avez créé une activité avant 2009 et êtes à ce titre affilié au Régime Social des Indépendants (RSI), vous pouvez demander à bénéficier du régime de l’auto-entrepreneur. Vous devez en faire la demande auprès de votre Centre de formalité des entreprises (CFE) avant le 31 décembre 2009 pour bénéficier du régime au 1er janvier 2010.

 

 

 

 

Je suis déjà profession libérale (TNS) et je souhaite créer une activité complémentaire en auto-entrepreneur, est-ce possible ?

 Non, si vous êtes déjà Travailleur Non-Salarié (TNS), vous dirigez déjà une entreprise individuelle et ne pouvez donc pas créer une deuxième entreprise individuelle en auto-entrepreneur.

 

 

 

 

Profession libérale, puis-je devenir auto-entrepreneur ?

 

Oui :

« Le texte permettant de créer une activité libérale dépendant de la CIPAV en tant qu’auto-entrepreneur a été publié au Journal Officiel le 18 février. Il prévoit, à titre dérogatoire, jusqu'à la signature d'une convention avec la CIPAV et au plus tard le 1er janvier 2012, le calcul et l'encaissement de leurs cotisations d'assurance vieillesse de base, de retraite complémentaire et d'invalidité-décès par l'Urssaf.


Ces travailleurs indépendants bénéficieront des droits correspondants dès leur affiliation au régime social des indépendants (
RSI).

 

L'option sera possible à compter de la parution du décret qui fixera les modalités de recouvrement des cotisations par l'Urssaf et les modalités d'option au régime social simplifié. Source : loi n° 2009-179 du 17 février 2009, Journal officiel du 18 février 2009, p. 2 841 »

 

 

 

 

 

Je souhaite créer une activité libérale en auto-entrepreneur, puis-je accéder au régime ?

 

Oui, si vous êtes en création d’activité, vous pouvez tout à fait accéder au régime de l’auto-entrepreneur.

 

 

 

 

 

 

 

Puis-je devenir auto-entrepreneur en étant fonctionnaire ?


Oui. Mais une règle sur le cumul des activités des agents de l’État (loi du 13 juillet 1983) limite votre accès au statut de l’auto-entrepreneur. Toutefois, des assouplissements ont été apportés par la loi de modernisation de la fonction publique de 2007.

Aujourd’hui, plusieurs facteurs entrent en jeu pour autoriser votre cumul d’activité :

- Votre durée de travail : à temps plein ou à temps partiel,

- La compatibilité entre votre activité complémentaire et vos fonctions assurées d’agent de la fonction publique.

 

 

 

 Concrètement, vous pouvez créer une auto-entreprise dans 3 cas :

 

Cas 1 : vous créez une activité complémentaire accessoire dans les domaines suivants :

• Expertise ou consultations

• Enseignements ou formations

• Menus travaux ménagers effectués chez des particuliers

 

Vous pouvez créer une activité d’auto-entrepreneur, que vous soyez embauché à temps plein ou partiel. À janvier 2009, vous pouvez exercer votre activité d’auto-entrepreneur sans limitation dans le temps a priori. En d’autres termes, vous pouvez faire vivre cette activité complémentaire aussi longtemps que vous le souhaitez.

 

Cas 2 : vous créez une activité complémentaire dans un autre domaine

Vous pouvez exercer une activité d’auto-entrepreneur en tant que créateur d’une auto-entreprise :

- Dans les secteurs industriel, commercial, artisanal ou libéral

- Sans limite d’objet pour votre auto-entreprise

 

Pour pouvoir créer cette activité en tant qu’auto-entrepreneur, vous devez en demander l’autorisation à votre hiérarchie. A l’heure actuelle, l’autorisation est valable un an renouvelable une fois. A l’issue de ces deux ans d’exercice de l’activité, vous devez choisir entre l’activité que vous avez créée et votre activité de fonctionnaire.

La réglementation concernant la limite des deux ans devrait être modifiée dans le courant du premier semestre 2009.

 

Cas 3 : vous êtes agent public à temps « incomplet » ou « non complet » (votre temps partiel n’est pas choisi par vous mais imposé par l’administration)

Le fait que votre durée de travail n’est pas choisie par vous est pris en compte. Vous n’avez pas à demander d’autorisation pour exercer une activité complémentaire en tant qu’auto-entrepreneur quel que soit son objet. Toutefois, vous devez malgré tout en informer votre hiérarchie.

 

 

 

 

Dans tous les cas, votre activité est soumise à condition :

Que vous soyez à temps plein ou non, votre activité d’auto-entrepreneur pourra être refusée si :

- Elle perturbe le fonctionnement normal du service auquel vous appartenez,

- Elle porte atteinte à la dignité de vos fonctions exercées au sein de l’administration.

 

* Des évolutions juridiques sont en préparation pour modifier les règles de cumul d’activité des fonctionnaires. Ces informations seront complétées ultérieurement.

 

 

 

 

Je suis en congé sabbatique, puis-je créer une activité indépendante en auto-entrepreneur ?

 

Oui, vous pouvez vous inscrire en tant qu’auto-entrepreneur, mais vous devez préciser votre situation dans votre déclaration d’activité.

En effet, si vous n’indiquez pas que vous restez salarié (encadré 7 de la déclaration), vous ne serez plus affilié au régime général de sécurité sociale (le régime des salariés, assuré par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, CPAM).

 

Comment indiquer votre statut de salarié en congé sabbatique ?


1. Dans l’encadré n° 7 de la déclaration, choisissez « Régime général des salariés ».

2. Puis dans l’encadré n° 9, précisez dans vos observations votre statut de salarié en congé sabbatique. Vous pouvez également indiquer les dates de début et de fin de votre congé.


Si vous êtes fonctionnaire, vous devez, même en congé sabbatique, vous conformer aux règles de cumul d’activités des agents de l’État (loi du 13 juillet 1983)

 

 

 

Est-ce que l'activité de service « autre mise à disposition de ressources humaines » peut-être exercée en auto-entrepreneur ?

 

A priori oui, mais dans les faits, elle n’est sans doute pas adaptée au régime de l’auto-entrepreneur. Cette activité classée dans le code NAF sous la classe 78.30Z consiste à fournir des ressources humaines à des entreprises clients.

Cette catégorie ne comprend pas :


• La prestation de fonctions liées aux ressources humaines, associée à la supervision ou à la gestion de l'entreprise.
• La fourniture de travailleurs en vue de remplacer temporairement ou de compléter la main-d'œuvre du client, telles les entreprises d’intérim.

Sont donc classées dans la catégorie « autre mise à disposition de ressources humaines », les entreprises qui emploient des salariés souvent très spécialisés (traducteurs, secrétaires multilingues, rédacteur technique ou autres experts) pour répondre aux besoins de main-d’œuvre qualifiée ponctuels de ses clients.

En créant cette activité vous êtes donc le véritable employeur des « ressources humaines ». Vous signez avec vos clients des contrats de mise à disposition de personnel. C’est donc vous qui leur versez leur salaire !

Bien que cette activité ne soit pas à proprement parler interdite en auto-entrepreneur, il est difficile d’imaginer la création d’une telle activité avec ce régime.


Or, réalisant de la prestation de services, votre CA sera plafonné à 32 100 € par an. Sur ce montant, vous devrez :


•    Assurer le règlement des sommes engagées pour développer votre activité,
•    Payer les salaires de vos employés (dont les cotisations patronales liées au versement d’un salaire).

 

 

 

 

 

Prestations sociales des autoentrepreneurs  top

Salarié, je suis en arrêt maladie, puis-je me déclarer auto-entrepreneur ?

 

 

Il n’y a pas d’incompatibilité entre votre arrêt maladie et la création d’une activité en auto-entrepreneur. Celle-ci n’aura pas d’impact sur les indemnités journalières versées par votre caisse d’assurance maladie. À condition de respecter vos obligations en tant que salarié ! En effet, en arrêt, vous êtes toujours astreint à une obligation de loyauté vis-à-vis de votre employeur.

Or, peuvent être considérées comme déloyales, les activités de travail « heurtant manifestement l’incapacité de travail *» pour maladie ou accident du salarié (ce pourquoi vous êtes en arrêt).
Par exemple, vous êtes maçon, vous exercez chez vous ou pour des clients des travaux de maçonnerie pendant un arrêt maladie. Cette activité remet en question votre arrêt et votre employeur est en droit de vous licencier pour faute grave !

Pour rappel, vous devez également respecter les horaires de sorties imposées par votre arrêt de travail. Vous devez être présent à votre domicile de 9h à 11h et de 14h à 16h, sauf en cas de soins ou d'examens médicaux. Votre caisse de sécurité sociale peut effectuer des contrôles.

En conséquence, si vous exercez en auto-entrepreneur la même activité qu’en entreprise, soyez vigilant. Vous pouvez déclarer votre activité en auto-entrepreneur (avec l’accord de votre employeur) pendant votre arrêt maladie. Le temps que vous receviez la confirmation de votre inscription en auto-entrepreneur et votre numéro de SIREN (comptez 3 semaines en moyenne), vous ne serez pas en tort vis-à-vis de votre employeur. Mais si votre arrêt se prolonge, faites attention à ne pas vous mettre en porte-à-faux !

 

Rappel :

Salarié, avant de vous déclarer auto-entrepreneur, vous devez :

•    Vérifier que votre contrat de travail vous autorise à exercer une activité indépendante (voir les clauses de confidentialités et d’exclusivité).
•    Si vous créez une activité similaire à celle que vous exercez dans votre entreprise, vous devez obtenir l’autorisation de votre employeur.


Si vous créez une activité totalement différente, il est tout de même conseillé d’en informer votre employeur.

Salarié et auto-entrepreneur, je suis en arrêt maladie, dans l’incapacité de me rendre sur mon lieu de travail.

Puis-je continuer à facturer mes prestations en auto-entrepreneur que j’effectue à mon domicile ?

Lorsque vous êtes en arrêt maladie, vous êtes censé ne pas pouvoir exercer vos missions au sein de votre entreprise. Ce qui ne vous empêche pas peut-être de continuer à exercer votre activité en auto-entrepreneur. Par exemple, si vous faites de la vente d’objets en ligne. Les commandes en cours peuvent se poursuivre sans que vous ayez à faire quoique ce soit...

Cependant c’est à la sécurité sociale de juger si vous respectez bien votre arrêt de travail en ne cessant pas totalement votre activité complémentaire. Des contrôles peuvent être effectués par la sécurité sociale à votre domicile.

 

Dans ce cas, il est conseillé de vous tourner vers votre caisse d’assurance-maladie (la CPAM, votre arrêt concernant votre activité salariée) pour évaluer avec votre conseiller si vous risquez de perdre vos allocations maladie en poursuivant votre activité indépendante en auto-entrepreneur. Les administrations se prononceront au cas par cas.

 

 

 

 

 

Quels revenus déclarer à la CAF quand on est auto-entrepreneur ?

Pour toutes les allocations distribuées par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) : allocations familiales, aide au logement... vous devez déclarez vos revenus. C’est ce qui permet à la CAF de calculer vos allocations. Mais en tant qu’auto-entrepreneur, quels revenus prendre en compte ?

La CAF prend directement ses informations auprès du fisc. Dans les cas extraordinaires où elle ne pourrait pas avoir accès à ces informations, elle vous les demandera. Vous devrez dans ce cas déclarer votre chiffre d’affaires net de charge, c’est-à-dire avant l’abattement.

 

 

 

C’est quoi le RSI ? Pourquoi dois-je obligatoirement y être affilié ?

 

En France, toute personne qui travaille est obligatoirement affiliée à un régime de sécurité sociale : régime général des salariés, des salariés agricoles ou régimes spéciaux...  En tant qu’auto-entrepreneur (que vous soyez salarié en parallèle ou non), vous accédez au statut de l’entrepreneur individuel. Vous relevez donc tout naturellement du régime des non-salariés, le Régime Social des Indépendants (RSI).

En conséquence :
•    Si vous êtes auto-entrepreneur à temps plein, le RSI tient donc le même rôle que la « sécurité sociale » lorsque vous étiez salarié !
•    Si vous êtes salarié et auto-entrepreneur, le RSI ne fait que collecter les cotisations sociales dues au titre de votre activité indépendante.

Le RSI collecte vos cotisations sociales

 

La cotisation d'assurance maladie-maternité
• La cotisation supplémentaire d'indemnités journalières

Couverture maladie assurée par le RSI.

• La cotisation de d'assurance vieillesse du régime de base
• La cotisation au titre de la retraite complémentaire obligatoire
• La cotisation au régime d'invalidité et de décès

Couverture retraite assurée par le RSI.

• La CSG (Contribution Sociale Généralisée) et CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale)
• La cotisation d'allocations familiales

Ces cotisations sont versées à l’Urssaf pour redistribution.

 

Auto-entrepreneur à temps plein, comment fonctionne votre protection sociale avec le RSI


Le RSI assure pour vous :
•    Le remboursement de vos frais médicaux,
•    Vos prestations sociales (par exemple : remboursement de consultations chez le médecin, congés maternité),
•    Le versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, dues au titre de votre activité auto-entrepreneur,
•    Versement de votre pension retraite de base et complémentaire (exceptée pour les professions libérales dont la couverture retraite est assurée par la CIPAV).

 


 

L’activité du RSI comprend également des missions de conseil et d’aide. C’est votre interlocuteur social. Un conseiller du RSI peut ainsi vous guider au cours de vos premières années d’activité et vous soutient en cas de difficultés de paiement des cotisations sociales. Il peut par exemple vous proposer des délais de paiement supplémentaires.

 

 

 

 

Je suis salarié et je crée une activité complémentaire en auto-entrepreneur, dois-je cotiser au RSI ?

 

Oui.

La logique est la suivante : vous avez deux activités distinctes : une salariée, une autre indépendante. Vous devez donc cotiser auprès de deux caisses de sécurité sociale :

 

1. Au titre de votre activité principale salariée

Vous dépendez toujours de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) : c’est elle qui continue à vous verser vos remboursements de frais médicaux et prestations sociales. En somme rien ne change pour votre protection santé. Tout se déroule comme si vous n’aviez pas d’autre activité.

 

2. Au titre de votre activité complémentaire en auto-entrepreneur

Vous êtes affilié au Régime Social des Indépendants (RSI) : il collecte vos cotisations sociales déduites de votre CA en auto-entrepreneur, mais ne gère pas votre protection sociale. Le RSI ne versera donc aucun remboursement. Toutefois, vous pouvez dans certains cas, toucher des indemnités journalières en cas de maladie (celles-ci seront calculées d’après votre CA en auto-entrepreneur).

 

 

 

 

 

 

En tant qu’auto-entrepreneur, ai-je droit à la Couverture Maladie Universelle (CMU) ?

 

L’accès à la CMU ne dépend pas de votre statut (salarié, entrepreneur individuel, etc.) mais de votre niveau de revenu

 

 

 

 

En tant qu’auto-entrepreneur, est-ce que je valide des trimestres de retraite ?

Comment se déroule le calcul de mes indemnités de retraite ?

Oui.

Le nombre de trimestres validés dépendra du volume de cotisations versées, donc du chiffre d’affaires que vous allez encaisser avec votre activité d’auto-entrepreneur.

Règle de calcul

Le minimum de chiffres d’affaires permettant de valider un trimestre de retraite a été calculé en fonction du montant du SMIC en vigueur au 1er janvier, sur une base de 200 heures, soit 1772 € en 2010.

 

 

Pour 2010, vous devez encaisser un chiffre d'affaires minimum :

Activitécommerciale (dont prestation d'hébergement)

• 6 111 € pour 1 trimestre
• 12 221 € pour 2 trimestres
• 18 332 € pour 3 trimestres

Prestation de services soumise aux BIC

• 3 544 € pour 1 trimestre
• 7 088 € pour 2 trimestres
• 10 632 € pour 3 trimestres

Prestation de services soumise aux BNC ou une activité libérale

• 2 685 € pour 1 trimestre
• 5 370 € pour 2 trimestres
• 8 055 € pour 3 trimestres

 

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 met fin à la compensation accordée en 2009. Si vous n'effectuez aucun chiffres d'affaires vous ne validez aucun trimestre.

 

 

 

 

 

 

Quelle est la protection santé des auto-entrepreneurs ?

 

Dans le régime général des salariés, la protection santé offre :


• le remboursement des frais d’hospitalisation, des consultations chez le médecin et des médicaments prescrits


• une indemnisation en cas d’arrêt maladie (indemnités journalières).

L’auto-entrepreneur, en étant affilié au RSI, bénéficie du remboursement des frais médicaux. En revanche, pour bénéficier des indemnités journalières, l’auto-entrepreneur doit être affilié au RSI depuis au moins un an. En pratique, cela veut dire que vous ne pouvez pas bénéficier des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie dans la première année de création de votre auto-entreprise.

 

 

 

 

À partir de quel moment suis-je affilié au RSI (Régime Social des indépendants) et donc couvert ?

 

Dès que vous recevez votre numéro de SIREN, vous êtes automatiquement affilié au RSI, que vous ayez ou non déclaré du chiffre d’affaires.

 

 

 

 

 

 

Que se passe-t-il quand je ne cotise pas ?

Exemple : je ne produis plus rien depuis quatre mois. Ne déclarant pas de chiffre d’affaires, je ne paie pas de cotisation, suis-je malgré tout couvert ?

 

Vous restez couvert par l’assurance maladie. Mais gardez à l’esprit qu’au bout de 24 mois d’inactivité (non déclaration de chiffre d’affaires), votre auto-entreprise sera automatiquement radiée.

 

 

Lors de mon inscription au régime, j’ai dû choisir un organisme de protection sociale, pourquoi ?


Lors de votre inscription, le point 7 du formulaire vous impose de choisir un organisme d’assurance-maladie (par exemple : RAM 48, Mutuelle Bleue, Mutuelle du Soleil, etc). C’est la caisse d’assurance-maladie qui, pour le compte du RSI, collecte vos cotisations sociales et gère vos remboursements et prestations sociales.  Elle agit donc par dérogation pour le RSI, mais ne se substitue en aucun cas à une complémentaire santé !

 

 

Ce choix lors de l’adhésion au régime va-t-il me bloquer pour souscrire à une complémentaire santé ?

 

Non

Ce choix est purement administratif. Il ne concerne que votre régime obligatoire, votre sécurité sociale de base en tant que travailleur non-salarié. Vous pouvez donc, en toute liberté, vous tourner vers d’autres mutuelles pour adhérer à la complémentaire santé de votre choix.

Exemple :

En déclarant votre activité  d’auto-entrepreneur, vous avez choisi la Mutuelle Bleue.


• Celle-ci se charge du versement de vos prestations : remboursements, indemnités journalières, etc.
• Vous recevez un relevé de prestation à en-tête du RSI avec un contact, responsable de votre dossier à la Mutuelle Bleue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment choisir mon organisme d'assurance-maladie ?

 

Peu importe, toutes proposent exactement les mêmes prestations (par convention avec le RSI). Vous avez sans doute intérêt à choisir la mutuelle dont les locaux sont les plus proches de chez vous. Au cas vous devriez vous rendre sur place, vous perdriez moins de temps !

 

 

 

 

 

Arrêter son auto-entreprise  top

 

Comment cesser mon activité en auto-entrepreneur ?

 


Pour stopper votre activité, il vous suffit de remplir le formulaire prévu à cet effet. Vous pouvez le faire en ligne sur le site Officiel de l’auto-entrepreneur ou en envoyant directement votre formulaire à votre Centre de Formalités des Entreprises (CFE).

 

1. Renseigner le formulaire de cessation d’activité en ligne :


Vous vous rendez sur le site et sélectionnez « Modifier / cesser son activité » en page d’accueil.
Puis vous sélectionnez « Cesser définitivement votre activité ».

 

cessation-activite-auto-entrepreneur

 

 

 

 

2. Envoyer directement le formulaire par la poste :


Le formulaire est à double emploi. Il sert à :
•    Modifier les informations indiquées lors de votre déclaration d’activité (exemple : votre adresse),
•    Déclarer la cessation de votre activité.

Pour ce dernier point, vous renseignez les champs n° 1, 2, 8 et 9 du formulaire.

Une fois rempli, vous n’avez plus qu’à l’envoyer à votre Centre de Formalités des Entreprises (CFE), dont vous trouverez l’adresse dans les courriers reçus suite à votre déclaration d’activité.

 

 

Au bout de 24 mois consécutifs sans déclaration de chiffre d’affaires, vous perdez le bénéfice du régime auto-entrepreneur. Ce qui signifie que votre auto-entreprise est basculée automatiquement dans le régime de la micro-entreprise.

 

 

 

 

Je viens de radier mon activité, à quel moment dois-je effectuer ma dernière déclaration de CA et payer mes dernières cotisations ?

 

Votre dernière échéance de paiement varie selon votre option : paiement au mois au trimestre. Une fois votre activité radiée, vous recevrez dans les 4 semaines suivant l’envoi de votre formulaire de radiation à votre Centre de Formalités des Entreprises (CFE), un certificat de radiation de votre activité. Mais vous recevrez, avant ou après, un dernier courrier de l’Urssaf au titre de votre dernière période d’activité.


Dans tous les cas, vous devrez payer une dernière vague de cotisation au titre de votre dernière période d’activité. Vous devez alors déclarer le total de CA encaissé depuis votre précédente déclaration.


Et si je n’ai généré aucun chiffre d’affaires sur cette dernière période ?
Vous devez tout de même effectuer une dernière déclaration, en indiquant 0,00 € de chiffre d’affaires. En effet, la dernière déclaration nominative de revenus (mensuels ou trimestriels) que vous envoie l’Urssaf doit être renvoyée pour clôturer la radiation de votre activité en auto-entrepreneur.

 

 

 

 

En pratique et en détail

 

Vous aviez opté pour un paiement au trimestre :


L’administration fiscale applique le principe suivant : vous devez payer une dernière vague de cotisations au titre de la période comprise entre le début du trimestre civil et la date de radiation de votre activité.

 

 

 

Vous radiez votre activité le 5 février. Vous devrez donc encore vous acquitter des cotisations dues au titre de votre dernière période d’activité, c’est-à-dire entre le 1er janvier (trimestre civil en cours) et le 5 février. L’échéance pour déclarer votre dernier chiffre d’affaires et payer vos cotisations sera le 30 avril.

Rappel : quels sont les trimestres pris en compte par l’administration ?

Les échéances de paiement des cotisations au trimestre se basent sur le découpage de l’année en trimestres civils :
•    1er janvier au 31 mars
•    1er avril au 30 juin
•    1er juillet au 30 septembre
•    1er octobre au 31 décembre
À noter : l’échéance de paiement intervient toujours à la fin du mois suivant la fin du trimestre civil. Donc les dates de paiement des cotisations au trimestre sont les suivantes :
•    31 avril
•    31 juillet
•    31 octobre
•    31 janvier

Vous aviez opté pour un paiement au mois


Même principe que pour le paiement des cotisations au trimestre. Après votre radiation, vous devez encore vous acquitter des cotisations dues au titre de votre dernière période d’activité : entre le début du mois de votre radiation et le jour même de la radiation.

Exemple :

Vous radiez votre activité au 17 mars 2010. Vous devez déclarer le chiffre d’affaires généré entre le 1er et le 17 mars 2010. Disposant toujours d’un mois de délais pour payer vos cotisations, votre dernière échéance de paiement interviendra donc le 31 avril 2010.

 

Si je cesse mon activité d’auto-entrepreneur, puis-je redémarrer une nouvelle activité quelques mois plus tard, à nouveau le régime de l’auto-entrepreneur ?

 

Oui

Si vous avez décidé de cesser votre première activité en auto-entrepreneur, rien ne vous empêche d’en créer une deuxième. Il n’y a pas délai de carence imposé entre la création de deux  activités en auto-entrepreneur. Lors de la déclaration de votre 2e activité (après avoir radiée la première), vous devez communiquer le n° de SIRET qui vous a été attribué lors de votre première inscription.

 

Sur votre nouvelle déclaration d’auto-entrepreneur, vous précisez que vous avez déjà eu une activité indépendante :
formulaire1

 

Une fenêtre s’ouvre pour vous permettre de décrire votre première activité :

formulaire2

 

Si vous aviez déjà profité du dispositif Accre (Aide aux demandeurs d’emplois créant ou reprenant une entreprise), vous ne pourrez pas à nouveau en profiter pour relancer votre activité dans quelques mois. Un délai de 3 ans minimum est imposé pour effectuer une seconde demande d’Accre.

 

 

 

 

Demandeurs d'emploi souhaitant créer une auto-entreprise  top

 

Vous avez créé une activité en auto-entrepreneur alors que vous étiez demandeur d’emploi. Cette activité a généré des revenus suffisants et vous avez arrêté d’être inscrit au Pôle Emploi. Vous souhaitez maintenant arrêter votre auto-entreprise. Vous vous demandez si vous pouvez faire valoir des droits à l’allocation chômage.

La réponse est oui, s’il vous reste des droits à l’assurance chômage. Vous devriez les récupérer en cessant votre activité.

Condition pour les retrouver :

Vous devez vous réinscrire en tant que demandeur d’emploi dans un délai de 3 ans à compter de votre admission au Pôle Emploi, augmentés de la durée maximale de vos droits.

Par exemple :

Vous êtes admis  au Pôle Emploi au 1er janvier 2008 et bénéficiez de 23 mois de droits :
Vous pouvez demander à bénéficier d’une reprise de vos droits si vous cessez votre activité dans les 4 ans et 11 mois suivant le 1er janvier 2008 (3 ans + 23 mois après le 1er janvier 2008).

 

 

Selon les situations, des conditions s'appliquent. Vérifiez toutes les aides apportées par le Pôle emploi aux demandeurs d’emploi créant une entreprise.

 

 

 

Je me lance en tant qu’auto-entrepreneur, aurai-je droit à la prime pour l’emploi ?

 

Pour toucher la prime pour l’emploi, vous devez percevoir un salaire. Or, en tant qu’auto-entrepreneur, vous touchez des revenus non salariés. Vous ne pouvez donc pas bénéficier de la prime pour l’emploi au titre de votre activité d’auto-entrepreneur.

 

 

 

 

 

Vais-je perdre mes allocations Assedic en me lançant en tant qu’auto-entrepreneur ?

 

Un auto-entrepreneur est avant tout un entrepreneur individuel. En créant votre activité d’auto-entrepreneur alors que vous êtes demandeur d’emploi, vous profitez donc des mêmes dispositifs que ceux actuellement en place pour les demandeurs d’emploi créant une entreprise individuelle.

Dès que vous déclarez votre activité d’auto-entrepreneur, vous devenez aux yeux du Pôle Emploi, demandeur d’emploi, créateur d’une activité indépendante.


Dans ce cas, vous pouvez conserver vos allocations si :
• les revenus de votre activité  d’auto-entrepreneur ne dépassent pas 70 % du salaire sur la base duquel ont été calculées vos allocations.
• vous êtes inscrit en tant que demandeur d’emploi auprès des Assedic.

 

Vous percevrez alors d'allocations partielles. Des conditions s'appliquent en fonction de votre situation. Vérifiez sur le site de Pôle Emploi, comment seront recalculées vos allocations


A noter, vous ne serez plus indemnisé après 15 mois d’allocations (même s'il vous reste des droits). Le compte à rebours démarre dès que vous déclarez votre début d'activité sur www.lautoentrepreneur.fr ou dans votre CFE.

 

 

 

 

Demandeur d’emploi et auto-entrepreneur, puis-je bénéficier de l’ACCRE ?

Oui

Depuis le 1er mai, vous pouvez bénéficier du dispositif d’aide ACCRE (Aide aux demandeurs d'emploi créant ou reprenant une entreprise). Mais pour être adapté au régime de l’auto-entrepreneur, celui-ci a été modifié.

 

Jusqu’à présent, les bénéficiaires de l’ACCRE profitaient d’une exonération partielle de cotisations sociales (la cotisation au régime complémentaire d’assurance-vieillesse et à la CSG-CRDS restant dues).

Principe adopté pour l’auto-entrepreneur :
Vous bénéficiez d’un taux de cotisations sociales réduit pendant toute la durée du dispositif d’aide ACCRE (4 ans). Les taux suivants s’appliqueront dans la limite des plafonds du régime de l’auto-entrepreneur (81 500 € ou 32 600 €).

 

1re année
(= 25 % du taux

normal )

2e année
(= 50 % du taux normal)

3e année
(= 75 % du taux normal)

Taux non réduit
(= 4ème année du dispositif ACCRE)

Activités commerciales

3 % du CA encaissé

6 %

9 %

12 %

Prestataires de services

5,3 %

10,7 %

16 %

21,3 %

Activités libérales (rattachée à la CIPAV)

5,3 %

9,2 %

13,8 %

18,3 %


En cas de dépassement des seuils de CA (81 500 € ou 32 600 €) alors que vous bénéficiez de l’ACCRE :
La part de CA dépassant les plafonds de 81 500 € ou 32 600 € est soumise au taux de cotisations sociales s’appliquant normalement (taux non réduit).

 

 

 

À quelles conditions puis-je accéder à l’Accre ?

 

Si vous êtes :
• bénéficiaire de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE),
• demandeur d’emploi non indemnisé, inscrit au Pôle emploi depuis 6 mois dans les 18 derniers
mois,
• bénéficiaire du RMI ou votre conjoint, qu’il soit concubin ou pacsé,
• bénéficiaire de l’API (allocation de parent isolé),
• âgé de 18 à moins de 26 ans (sans autre condition),
• âgé de 26 à moins de 30 ans, si vous n’avez pas travaillé pendant une période suffisamment
longue pour vous ouvrir des droits à Pôle emploi, ou si vous êtes reconnu handicapé,
• bénéficiaire du complément de libre choix,
• créateur d’une entreprise dans une zone urbaine sensible (ZUS),
• bénéficiaire du contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE) si vous entrez dans l’une des catégories listées ci-dessus.

Comment faire ?

• Complétez le dossier téléchargeable

• Déposez ensuite votre demande d’Accre auprès de votre Centre de Formalités des Entreprises (CFE) dans les 45 jours qui suivent votre déclaration d’activité  d’auto-entrepreneur.
• Le CFE transmet votre demande à l’Urssaf. Si au bout d’un mois, vous n’avez toujours pas reçu de réponse de l’Urssaf, c’est que votre demande d’Accre a été acceptée.

 

À noter :
• Vous pouvez également déposer votre demande d’Accre auprès de votre Centre de Formalités des Entreprises (CFE) en même temps que votre déclaration d’activité d’auto-entrepreneur.

 

 

 

 

 

 

 

Pour les salariés souhaitant de venir auto-entrepreneur : top

 

Mon activité d’auto-entrepreneur peut-elle être la même que celle que j’exerce en tant que salarié ?


Oui,

mais vous êtes tenu à une obligation de loyauté à l'égard de votre employeur. Il vous est interdit d’exercer l’activité professionnelle prévue dans votre contrat de travail auprès de clients de votre employeur sans son accord préalable.

Par exemple :

Vous êtes webmaster dans une agence de communication. Si vous souhaitez créer des sites en indépendant et vous adresser aux clients de votre agence, vous devrez obtenir l’autorisation de votre employeur.

 

 

 

Salarié, je suis en arrêt maladie, puis-je me déclarer auto-entrepreneur ?

 

 

Il n’y a pas d’incompatibilité entre votre arrêt maladie et la création d’une activité en auto-entrepreneur. Celle-ci n’aura pas d’impact sur les indemnités journalières versées par votre caisse d’assurance maladie. À condition de respecter vos obligations en tant que salarié ! En effet, en arrêt, vous êtes toujours astreint à une obligation de loyauté vis-à-vis de votre employeur.

Or, peuvent être considérées comme déloyales, les activités de travail « heurtant manifestement l’incapacité de travail *» pour maladie ou accident du salarié (ce pourquoi vous êtes en arrêt).
Par exemple, vous êtes maçon, vous exercez chez vous ou pour des clients des travaux de maçonnerie pendant un arrêt maladie. Cette activité remet en question votre arrêt et votre employeur est en droit de vous licencier pour faute grave !

Pour rappel, vous devez également respecter les horaires de sorties imposées par votre arrêt de travail. Vous devez être présent à votre domicile de 9h à 11h et de 14h à 16h, sauf en cas de soins ou d'examens médicaux. Votre caisse de sécurité sociale peut effectuer des contrôles.

En conséquence, si vous exercez en auto-entrepreneur la même activité qu’en entreprise, soyez vigilant. Vous pouvez déclarer votre activité en auto-entrepreneur (avec l’accord de votre employeur) pendant votre arrêt maladie. Le temps que vous receviez la confirmation de votre inscription en auto-entrepreneur et votre numéro de SIREN (comptez 3 semaines en moyenne), vous ne serez pas en tort vis-à-vis de votre employeur. Mais si votre arrêt se prolonge, faites attention à ne pas vous mettre en porte-à-faux !

 

Rappel :

Salarié, avant de vous déclarer auto-entrepreneur, vous devez :

•    Vérifier que votre contrat de travail vous autorise à exercer une activité indépendante (voir les clauses de confidentialités et d’exclusivité).
•    Si vous créez une activité similaire à celle que vous exercez dans votre entreprise, vous devez obtenir l’autorisation de votre employeur.


Si vous créez une activité totalement différente, il est tout de même conseillé d’en informer votre employeur.

 

 

 

 

Cas particulier, vous êtes en arrêt longue maladie (Affection de Longue Durée, ALD) :

 

Remboursé à 100 % par la sécurité sociale, mieux vaut clarifier avec votre caisse d’assurance maladie l’impact d’une création d’activité indépendante sur votre situation personnelle.

 


Source :
Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale du 21 mai 1996 (RJS 96 n°782).

 

 

 

Je me lance en auto-entrepreneur alors que je suis salarié par ailleurs.

Que se passe-t-il si je suis licencié ?

 

À partir du moment où vous êtes licencié, vous pouvez, en tant que créateur d’une entreprise individuelle (EI) bénéficier de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) tout en continuant à exercer votre activité non salariée.


Pour rappel, les conditions d’accès à l’aide au retour à l’emploi (ARE) :

 

• La totalité de votre rémunération brute perçue dans le cadre de votre activité d’auto-entrepreneur ne doit pas dépasser  70 % de la totalité des revenus bruts que vous avez perçus  (= votre salaire brut  +  les revenus de votre auto-entreprise ) avant de perdre votre activité.

 

• Vous devez remplir les conditions d’accès à l’ARE (Aide au retour à l’emploi).

 

 

Le dispositif décrit précédemment s’appuie sur la convention d’assurance chômage 2006. Or une nouvelle convention d’assurance chômage a été signée en décembre 2008 et devrait entrer en application mi-février 2009. Des modifications pourront donc être apportées ultérieurement.

 

Retrouvez le détail de toutes les aides apportées par le Pôle emploi aux demandeurs d’emploi créant une entreprise.

 

 

 

 

 

Je suis en congé sabbatique, puis-je créer une activité indépendante en auto-entrepreneur ?

 

Oui,

vous pouvez vous inscrire en tant qu’auto-entrepreneur, mais vous devez préciser votre situation dans votre déclaration d’activité. En effet, si vous n’indiquez pas que vous restez salarié (encadré 7 de la déclaration), vous ne serez plus affilié au régime général de sécurité sociale (le régime des salariés, assuré par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, CPAM).

 

Comment indiquer votre statut de salarié en congé sabbatique ?


1. Dans l’encadré n° 7 de la déclaration, choisissez « Régime général des salariés ».

2. Puis dans l’encadré n° 9, précisez dans vos observations votre statut de salarié en congé sabbatique. Vous pouvez également indiquer les dates de début et de fin de votre congé.


Si vous êtes fonctionnaire, vous devez, même en congé sabbatique, vous conformer aux règles de cumul d’activités des agents de l’État (loi du 13 juillet 1983).

 

 

 

 

Professions libérales et auto-entrepreneur : top

Profession libérale, puis-je devenir auto-entrepreneur ?

 

Oui : « Le texte permettant de créer une activité libérale dépendant de la CIPAV en tant qu’auto-entrepreneur a été publié au Journal Officiel le 18 février. Il prévoit, à titre dérogatoire, jusqu'à la signature d'une convention avec la CIPAV et au plus tard le 1er janvier 2012, le calcul et l'encaissement de leurs cotisations d'assurance vieillesse de base, de retraite complémentaire et d'invalidité-décès par l'Urssaf.
Ces travailleurs indépendants bénéficieront des droits correspondants dès leur affiliation au régime social des indépendants (RSI).

 

L'option sera possible à compter de la parution du décret qui fixera les modalités de recouvrement des cotisations par l'Urssaf et les modalités d'option au régime social simplifié. Source : loi n° 2009-179 du 17 février 2009, Journal officiel du 18 février 2009, p. 2 841 »

 

 

 

Je suis déjà profession libérale (TNS) et je souhaite créer une activité complémentaire en auto-entrepreneur, est-ce possible ?

 

Non,

si vous êtes déjà Travailleur Non-Salarié (TNS), vous dirigez déjà une entreprise individuelle et ne pouvez donc pas créer une deuxième entreprise individuelle en auto-entrepreneur.

 

 

 

 

Je souhaite créer une activité libérale en auto-entrepreneur, puis-je accéder au régime ?

 

Oui,

si vous êtes en création d’activité, vous pouvez tout à fait accéder au régime de l’auto-entrepreneur.

 

Source : loi n° 2009-179 du 17 février 2009

 

 

 

 

Etudiant et auto-entrepreneur  top

Je suis rattaché au foyer fiscal de mes parents. Quels revenus dois-je prendre en compte pour vérifier que je peux opter pour le prélèvement fiscal libératoire ?

 

L’accès au prélèvement fiscal libératoire (calcul des cotisations sociales et impôt sur le revenu en pourcentage de votre CA) est soumis à une condition de revenus. Vous ne pouvez opter pour le prélèvement fiscal libératoire que si votre revenu 2009 par part de quotient familial est inférieur à : 26 030 €.
Dépendant du foyer fiscal de vos parents, vous devez tenir compte de tous les revenus de votre foyer familial.


En plus des revenus de vos parents, sur toute l’année 2009. Vous devez tenir compte des revenus de vos frères et sœurs rattachés eux aussi au foyer fiscal de vos parents si ceux-ci touchent des revenus. Les salaires versés au titre de leurs jobs d’été par exemple.

 

 

 

 

Je suis étudiant et auto-entrepreneur, que se passe-t-il si je suis rattaché au foyer fiscal de mes parents ?

 

Vous allez devoir faire un calcul de la situation la plus avantageuse pour vous et votre famille. En effet, l’auto-entrepreneur, pour bénéficier du prélèvement fiscal libératoire (calcul de l’impôt sur le revenu en pourcentage du CA et payé au trimestre) doit avoir un revenu fiscal 2009 par part de quotient familial inférieur à 26 030 €. Or, dans votre cas, l’administration prend en compte le revenu fiscal de l’ensemble de votre foyer !

Cas pratique, votre famille compte 2 enfants à charge :

 

Vos revenus viennent s’ajouter à l’ensemble des revenus de votre foyer :

Le revenu fiscal 2009 de votre foyer :

 

Les revenus de vos parents
+ les vôtres
+ ceux de votre frère/soeur également à charge

 

 

< 78 090 €
Soit : 26 030 € x (2 parts pour le couple, 1⁄2 part par enfant).

 

2 options s'offrent à vous :

 

Option 1 : Vous restez rattaché au foyer fiscal de vos parents.

Le revenu fiscal de votre foyer est :

 

< 78 090 €*

> 78 090 €

Vous pouvez bénéficier du prélèvement fiscal libératoire.

Votre impôt sur le revenu est calculé en pourcentage de votre CA et vous le réglez au mois ou au trimestre.

 

Vous ne pouvez pas bénéficier du prélèvement fiscal libératoire.

Vous êtes assujetti au régime de la micro-entreprise. Vous déclarez vos revenus d’activité sur votre déclaration annuelle de revenus. Dans le cas présent, celle de vos parents.

* Ce montant tient compte de l’exemple pris plus haut : un couple avec deux enfants.

 

Option 2 : Vous prenez votre indépendance et n’êtes plus rattaché au foyer fiscal de vos parents.

Votre revenu fiscal est :

 

< 78 090 €

> 78 090 €

Vous pouvez bénéficier du prélèvement fiscal libératoire.

Votre impôt sur le revenu est calculé en pourcentage de votre CA et vous le réglez au mois ou au trimestre.

 

Vous ne pouvez pas bénéficier du prélèvement fiscal libératoire.

Vous êtes assujetti au régime de la micro-entreprise. Vous déclarez vos revenus d’activité sur votre déclaration annuelle de revenus.

 

 

Si vous restez rattaché au foyer fiscal de vos parents :
Sachez que les revenus de vos parents sont pris en compte dans de nombreuses situations, dont le calcul des allocations familiales, des bourses accordées aux enfants étudiants, etc. Avant de vous lancer, évaluez avec vos parents les conséquences de votre activité d’auto-entrepreneur sur leur foyer fiscal.

 

 

 

Portage salarial et auto-entreprise top

 

Qu’est-ce qui est plus intéressant : le portage salarial ou le régime de l’auto-entrepreneur ?

 

Dans un souci d’exactitude des informations livrées, le contenu de cet article a été validé par le SNEPS, Syndicat National des Entreprises de Portage Salarial. 

Les deux solutions ont leurs propres avantages et inconvénients. À vous de choisir celle qui vous convient le mieux.  A noter également, rien ne vous empêche de cumuler les deux.

Quelles sont les différences entre portage et auto-entrepreneur ?

 

 

Portage salarial

Auto-entrepreneur

Votre statut juridique

Salarié de l’entreprise de portage.
Vous bénéficiez donc de la protection sociale des salariés (retraite, chômage, formation)

Entrepreneur individuel.
Vous bénéficiez de la protection sociale des indépendants

Avantages sociaux

•    Votre activité vous ouvre des droits au chômage.
•    Vous bénéficiez des Assedics.
•    Droit à la formation

•    Pas d’ouverture de droits au chômage.
•    Pas d’Assedics en cas de cessation d’activité*.
•    Pas de droit à la formation.

•    Si vous souhaitez couvrir votre activité avec une assurance RCP (Responsabilité Civile Professionnelle), vous devrez y souscrire individuellement

Relation avec vos clients

Vous démarchez et produisez directement pour vos clients mais c’est votre entreprise de portage qui les facture en son nom

Vous traitez en direct avec vos clients et facturez en votre nom vos prestations ou produits.

Rémunération

Vous recevez un salaire. 
C’est l’entreprise de portage qui vous le verse chaque mois sur la base de votre activité et des montants qu’elle a facturé à vos clients.
Pour calculer votre salaire, la société de portage va déduire les charges patronales et salariales et ses frais de gestion.

Le chiffre d’affaires encaissé moins vos charges (cotisations sociales) et vos achats.

Quand votre CA augmente

Plus vous développez votre chiffre d’affaires, plus les services de l’entreprise de portage vous coûtent cher (frais de gestion).

En revanche, il n’y a pas de limite de chiffre d’affaires.

Des seuils de CA vous limitent. En développant votre activité, vous devez envisager un changement de régime.

* Sauf s’il vous reste des droits ouverts au titre de votre précédente activité salariée. Situation à évaluer avec votre conseiller au Pôle Emploi.

 

 

Projection de revenus dans les deux situations :


Par exemple : Vous facturez 3 jours de missions de conseil à hauteur de 400 euros / jour.
Chiffre d’affaires total pour les 3 jours : 1 200 €

 

Revenu en portage salarial :

L’entreprise de portage se charge de toute la gestion administrative : elle facture elle-même votre client et réalise les démarches administratives (paiement des cotisations sociales, etc). Évidemment, pour se rémunérer elle déduit de votre CA des frais de gestion (environ 10%)

L’entreprise de portage déduit donc :
•    10 % de frais de gestion,
•    40 % de charges sociales et patronales dues au titre de votre activité.


Vous touchez : 600 €

 

 

 

 

Revenu en auto-entrepreneur :

Vous prenez en charge la gestion de votre activité. Vous déduisez donc de votre CA :
•    18,3 % de cotisation sociales, soit : 219,60 €


Vous touchez : 980 €.

En conclusion, si vous vous attachez au seul revenu net, le régime de l’auto-entrepreneur est plus avantageux. En revanche, le portage salarial vous permet de conserver les avantages sociaux du salariat et ne connait pas de limite de chiffre d’affaires.

 

Protection des revenus si la prestation implique des achats externes

Attention aux limites du régime de l’auto-entrepreneur si votre prestation inclut des achats.

 

Exemple :
Vous êtes webmarketeur et pour livrer un site Internet à votre client, vous faites appel en sous-traitance à un webdesigner. Vous allez facturer votre client du montant total du site (= votre chiffre d’affaires) et acheter une prestation à vos partenaires.

 

En auto-entrepreneur, vous payez vos cotisations sociales sur le chiffre d’affaires brut et ne pouvez pas déduire vos achats. Si votre client accepte que chaque intervenant le facture directement et que commercialement, cela ne vous pose pas problème, c’est la meilleure solution. Si cela n’est pas possible, faites bien vos calculs avant d’effectuer ce type de prestations en auto-entrepreneur.

 

Simulation :
Pour réaliser le même chiffre d’affaires de 1200 €, ce webmarketeur a besoin d’acheter une prestation à un webdesigner à hauteur de 560 euros HT.

S’il facture en tant que consultant porté :
-    Il facturera 1200 euros HT à son client.
-    De ce montant, la société de portage va enlever les achats HT. Soit un montant net de  640 euros HT.
-    Sur cette base, la société de portage va calculer le salaire net à verser au webmarketeur : 640 x 50% = 320 euros.
-    En plus de ce salaire net, le webmarketeur va recevoir le montant des achats en TTC de manière à pouvoir payer le webdesigner qu’il aura fait travailler sur cette mission.

S’il facture en tant qu’auto-entrepreneur :

-    Il facturera 1200 euros TTC à son client puisque son client ne peut pas récupérer la TVA.
-    Sur ces 1200 euros TTC, il paye 18,3% de charges, soit un solde de 980 euros.
-    A ce solde, il doit retirer le montant TTC de ses achats (il ne peut pas récupérer la TVA) soit 669,76 euros TTC.
-    Cette mission lui rapportera donc 316,24 euros

On voit donc que dans cet exemple là, les revenus générés sont équivalent dans les deux cas.

 

Bon à savoir

 En tant que « porté » dans une entreprise de portage, vous avez le statut de salarié. Vous pouvez donc tout à fait créer une activité complémentaire en auto-entrepreneur.

 

 

 

 

Gestion et développement de votre activité en auto-entrepreneur top

 

Quelles sont les formalités douanières à effectuer lorsque l’on importe des marchandises en auto-entrepreneur ?

 

Première formalité avant toute importation au sein de l’Union Européenne, vous devez vous déclarer auprès des douanes. Cette déclaration s’effectue en deux étapes :

 

Etape 1 : Faites vous inscrire dans la liste des opérateurs économiques de l’UE

Vous devez donc dans un premier temps vous présenter au bureau compétent sur votre territoire (liste des bureaux de douanes).
Ce premier rendez-vous vous permet de vous inscrire dans la base communautaire des opérateurs économiques EORI (Economic Operators Registration and Identification). Vous recevrez ensuite un numéro d’immatriculation valable dans toute l’Union Européenne. Ce numéro est utilisé comme identifiant à chaque fois que vous avez affaire à la douane.

 

Etape 2 : Déposez votre déclaration de dédouanement (document administratif unique, DAU)

Cette déclaration est une formalité obligatoire. Vous devez renseigner le formulaire (liasse de 8 exemplaires) remis par votre bureau des douanes. En tant qu’auto-entrepreneur, vous vous identifiez en case 8 (destinataire des marchandises) avec votre numéro d’identifiant EORI. Vous indiquez également votre nom et votre adresse complète.

 

Les coûts à prendre en compte lorsque vous importez des marchandises

La TVA : Lorsque vous importez des marchandises, tout se passe comme si vous achetiez des produits ou matières premières en France. Vous payez la TVA en vigueur mais vous ne pouvez pas la récupérer. Vous devrez donc en tenir compte dans le calcul de vos prix de vente.

Les droits de douanes : ceux-ci sont établis en fonction de l’espèce, de l’origine et de la valeur des biens importés.


Comment obtenir plus d’informations sur les opérations douanières près de chez vous ? Contactez la cellule-conseil de votre région. Celles-ci sont implantées dans les directions régionales des douanes et droits indirects.

 

 

Je n’ai pas facturé ces trois derniers mois. Mon CA est nul, est-ce que je dois le déclarer ?

 

Depuis le 1er janvier 2011, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires tous les mois ou trimestres, selon la date de déclaration que vous avez choisie. Si vous n’avez pas généré de CA, vous faites une déclaration à 0 €.


En cas de manquement ou de retard de déclaration, même si votre CA est nul, l’administration fiscale peut vous appliquer des pénalités.

 

 

Je viens de démarrer mon activité, est-ce que je déclare déjà mon CA ?

Lorsque vous démarrez, vous disposez d’une période de « lancement » avant de commencer à déclarer votre chiffre d’affaires au mois ou au trimestre.
•    Si vous avez opté pour la déclaration au mois : vous effectuez votre 1re déclaration de CA trois mois après votre inscription en auto-entrepreneur.
•    Si vous avez opté pour la déclaration au trimestre : vous déclarez pour la 1re fois votre CA à la fin du trimestre civil suivant celui de votre inscription en auto-entrepreneur.


Comment réaliser votre 1re déclaration de CA ? >>

 

 

Si l’un de mes clients ne semble pas présenter toutes les garanties (pas d'adresse siège social, seulement n° portable), puis-je exiger le règlement de la facture avant la livraison ?

 

Si vos conditions générales de ventes le précisent oui, vous pouvez tout à fait exiger d’être payé avant livraison. Mais vous devez dans tous les cas en avoir informé l’acheteur avant l’achat.


Pour les e-marchands, les conditions générales de vente sont obligatoires. Elles doivent être clairement affichées et accessibles sur votre site Internet.

 

 

Je vends en ligne et accepte les paiements par chèque, comment contrôler leur solvabilité ?


Seule la vérification de votre banque à l’encaissement pourra vous indiquer la solvabilité de votre client. Toutefois un certain nombre d’indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille.

 

1. Vérifiez que le chèque est bien rempli :

Est-ce que toutes les mentions obligatoires sont correctement indiquées ? Le chèque doit comporter :
- le montant à payer en toutes lettres (champ : « payez contre ce chèque non endossable sauf au profit d’une banque ou d’un établissement habilité par la loi »)
- le montant à payer en chiffres
- la date
- le lieu
- le champ « payable en France »
- l’identification de l’acheteur : n° de compte, nom et adresse, n° de chèque
- la signature de l’acheteur


Si la date indiquée sur le chèque remonte à plus d’un an et 8 jours, le chèque est périmé et n’a plus de valeur.

 

 

2. Contrôlez qu’il ne s’agit pas d’une contre-façon

- Les lignes imprimées sur un chèque ne peuvent pas être photocopiées. Car elles sont constituées de micro-lettres visibles seulement à la loupe qui n’apparaissent pas sur les copies.
- Attention aux altérations : ratures, tâches, grattage, écritures différentes... tous ces éléments peuvent vous alerter. Vous pouvez alors faire part de vos doutes à votre conseiller bancaire. Il se renseignera. Mais si le chèque est bien sans provision, vous ne pourrez pas obtenir votre paiement

 

 

 

 

Comment vous protéger contre les mauvais payeurs ?

Vos conditions générales de vente peuvent vous aider. Vous pouvez tout à fait y indiquer que les paiements par chèque devront être envoyés avant livraison. Ce qui vous permet de vous renseigner sur l’acheteur avant de vous défaire de les destocker.
Attention, pour que vos conditions générales de vente soient opposables à un client, il doit impérativement en avoir pris connaissance avant achat. Pour de la vente en ligne, vous pouvez dans le formulaire de paiement proposer une case à cocher obligeant l’internaute à accepter vos conditions :


Exemple


« pour valider votre achat, vous devez accepter nos conditions générales de vente ».


Et vous ajouterez un lien vers la page où elles sont hébergées. L’acheteur pourra ainsi les consulter facilement.

 

 

 

 

Est-il possible d'intégrer dans mon stock pro, des produits accumulés depuis des années en tant que particulier ?

 

En auto-entrepreneur vous avez le statut d’entrepreneur individuel (EI) qui ne sépare pas patrimoine personnel et professionnel. En somme vous et votre entreprise ne faites qu’un. Vous pouvez donc utiliser des biens que vous aviez déjà pour la réalisation de vos produits ou services.
Lors de la création de l’auto-entreprise, lister dans votre registre des achats ces apports en nature. Par exemple, vous accumulez depuis des années des pièces de tissus fantaisies. Vous pouvez les utiliser pour la réalisation de vos produits de conception. Mieux vaut dans ce cas avoir conservé les factures d’achats de ces apports en nature.

 

 

 

 

Dans mon registre des achats que dois-je lister ? Uniquement les achats utiles à la fabrication de mes produits ou bien tous les achats, même les timbres ou fournitures ?

 

Vous devez lister tous les achats que vous effectuez à titre professionnel et conserver les justificatifs (factures et tickets de caisse) de chaque achat. Qu’il s’agisse d’un timbre, de rouleaux de scotch ou bien de ciment si vous faites de la réparation en bâtiments.
Si vous préférez « trier » vos achats, rien ne vous empêche de les lister dans des catégories : fournitures bureaux, outillage, matières premières... surtout si vous utilisez un logiciel de gestion. Des catégories préétablies vous permettront d’organiser facilement votre registre des achats.
Dans tous les cas, vous devez conserver une trace de toutes les dépenses engagées. D’ailleurs pour atteindre rapidement la rentabilité, vous avez tout intérêt à tenir compte dans vos prix de vente, de toutes vos dépenses, y compris vos frais de fonctionnement tels les timbres ou la facture d’électricité !


Seuls les auto-entrepreneurs exerçant une activité commerciale (vente et achat-revente) sont astreints à la tenue d’un registre des achats.

 

 

Quelles sont les formalités à réaliser pour changer de nom commercial en auto-entrepreneur ?

 

Vous n’avez pas à modifier les indications fournies lors de votre déclaration d’activité en auto-entrepreneur. En effet, l’auto-entrepreneur est un entrepreneur individuel, vous vous êtes donc déclaré avec vos nom et prénom.

Si vous avez choisi d’utiliser un nom commercial type « Sabins conseils » ou « Les bougies lux » si vous fabriquez des bougies, cela ne change rien aux yeux de l’administration. Vous êtes toujours, Mr ou Mme « Prénom, Nom auto-entrepreneur ». Vous n’avez donc plus qu’à remplacer, dans vous vos documents commerciaux ou de communication votre premier nom commercial par le nouveau.

 

 

 

 

En auto-entrepreneur, faut-il avoir des conditions générales de vente ou de service ?

 

Dans tous les cas, rédiger et proposer à vos clients des conditions générales de vente (CGV) ou de services (CGS) est vivement conseillé.

 

 

Si vous vendez en ligne via un site marchand, c’est une obligation.
Vos conditions générales de vente doivent alors être à la fois conformes au Code de la Consommation, et à celui de la vente à distance et du commerce électronique.

Une garantie contre les mauvais payeurs !


Les conditions générales de vente (ou de service) récapitulent les règles établies entre votre client et vous sur les points suivants :
• Les retards de paiement (vous définissez les conditions d’une suspension des commandes en cours...)
• Le dégagement de votre responsabilité en cas de livraison en retard
• La propriété des marchandises vendues, que vous conservez si elles ne sont pas complètement payées
• La limite du délai de réclamation des clients
• Les conditions de ventes particulières : cas de refus de vente ou règlement comptant pour des clients ayant par le passé payé une commande en retard...

Pour que ce document soit opposable en cas de litige avec votre client, il faut impérativement que celui-ci en prenne connaissance avant l’achat. C’est pourquoi les conditions générales de vente sont imprimées au dos des bons de commandes, des devis ou factures et des bons de livraisons. Ainsi le client les signe en même temps qu’il valide la commande !

 

 

 

 

 

Je règle mes charges par trimestre, mais je souhaite passer à un règlement au mois. Comment faire ?

Si vous souhaitez changer votre périodicité de déclaration, vous devez contacter le RSI ou l’Urssaf si vous exercez une activité libérale avant l’échéance trimestrielle à laquelle vous étiez contraint. Le choix d’une périodicité vaut pour une année civile.

Source : Régime Social des Indépendants (RSI)

 

 

 

En auto-entrepreneur puis-je faire des rétrocessions
d’honoraires ? Je compte sous-traiter certaines activités.

Théoriquement, vous pouvez faire des rétrocessions d’honoraire si vous sous-traitez. Mais ce n’est pas avantageux pour vous car vous devez inclure les honoraires rétrocédés dans votre chiffre d’affaires. Vous payez donc des charges sur la partie de chiffre d’affaires réalisée par votre sous-traitant !

Le plus intéressant est de co-traiter. Pour cela, il suffit de présenter la facture de chaque entreprise ayant participé à l’ouvrage séparément.
Cela ne change rien pour le client et vous pouvez toujours vous présentez comme « chef de file » auprès de lui. Mais le plus important est qu’il y ait deux factures bien distinctes afin de ne pas sous-traiter juridiquement.


Exemple : vous êtes carreleur et votre client vous confie sa salle de bain. Vous avez besoin des services d’un plombier car vous n’avez pas les compétences. Votre facture est de 2000 €, celle du plombier de 1000 €.
Si vous ne présentez qu’une facture de 3000 €, vous payez des charges sur les 1000 € que vous ne touchez pas et reversez à votre sous-traitant.
En co-traitance, vous présentez à votre client les deux factures séparément et chacun ne paie de charge que sur ce qu’il touche réellement.

 

 

 

Y a-t-il des mentions obligatoires à faire figurer sur le tampon encreur de son entreprise individuelle ?

Non,

le tampon d’une entreprise n’a pas de valeur légale dans le sens juridique du terme. Apposé sur un document, il n’est pas une preuve de validation. Ainsi le tampon de l’entreprise apposé sur un devis, sans signature ni de mention « bon pour accord » ne suffit pas pour que le devis soit validé.

Toutefois, même si votre tampon n’a pas de valeur légale, vous pouvez y ajouter votre numéro de Siret et code NAF (ou APE). En effet, ces numéros prouvent l’existence de votre entreprise individuelle. Auprès de vos fournisseurs et de vos prospects, c’est un gage de sérieux qui pourra les rassurer.

 

 

 

 

 

Lorsque j’envoie un colis, les frais de port demandé à mon client seront comptabilisés dans mon CA. Puis-je les augmenter pour éviter de payer des impôts sur mes frais de port ?

Oui,

c’est même conseillé. Et vous êtes tout à fait libre de fixer le montant de vos frais de port. À condition de préciser clairement ce montant dans vos conditions générales de vente. Si certaines commandes nécessitent beaucoup de préparation, vous pouvez également ajouter des frais de préparation de commande. Ceux-ci seront également mentionnés dans vos conditions générales de vente.

Exemple de calcul :
•    Vous vendez un produit 100 €.
•    Vous y appliquez : 5 € de frais de port et de préparation de commande.

Votre client vous paie donc : 105 € euros. Et vous serez imposé sur cette somme globale, même si vous avez déjà avancé les frais de port et que votre client ne fait que vous les « rembourser ».
Il vous faut donc anticiper le coût de cette imposition et le compter dans vos frais de port.

Pour être certain de ne pas perdre d’argent, vous devez :

1)     Calculer la part d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales à payer sur vos frais de port :
5 € x 13 % = 0,65 €

2) Ajouter ces cotisations à vos frais de port pour ne pas perdre 0,65 € à chaque livraison ! Soit des frais de port de : 5,65 €



Nous avons pris en compte pour ce calcul le taux d’imposition appliqué si vous avez opté pour le prélèvement fiscal libératoire (le calcul de l’impôt sur le revenu en % du CA, au mois ou au trimestre) :
•    Cotisations sociales : 12 %
•    Impôt sur le revenu : 1 % (accolade face aux deux points )  Soit : 13 %

Si vous n’avez pas opté pour le prélèvement fiscal libératoire, vous payez votre impôt sur le revenu, une fois par an. Votre centre des impôts définira le montant de votre impôt sur le revenu après un abattement sur votre CA annuel.
Il vous faut donc anticiper cet impôt, sans avoir pour la première année du moins, une idée précise du montant de votre impôt sur le revenu. Dans ce cas, veillez à augmenter un peu vos frais de port.

 

Que dois-je déclarer comme chiffre d’affaires ?

 

Le chiffre d’affaires que doivent déclarer les auto-entrepreneurs correspond à tout ce qui a été effectivement encaissé depuis la précédente déclaration de chiffre d’affaires.

 

Attention, ne compte pas dans ce chiffre d’affaires :
•    Les factures que vous avez émises mais dont vous n’avez pas encore encaissé le règlement.
•    Les remboursements de vos achats effectués « au débours » pour le compte de votre client.

Pour faire votre déclaration de chiffre d’affaires, vous additionnez donc tout ce que vous avez encaissé :
> pendant votre dernier mois d’activité (si vous avez choisi la déclaration de CA mensuelle),
> au cours du dernier trimestre (si vous avez choisi la déclaration de CA au trimestre).

 

 

 

Puis-je faire changer mon code APE si celui que m’a attribué l’Insee ne correspond pas à mon activité ?

 

Votre code APE (Activité Principale Exercée), aussi appelé code NAF, vous est attribué en fonction de la nomenclature des activités françaises (NAF). Il est utilisé à des fins statistiques. Vous pouvez et vous avez tout à fait intérêt à le faire modifier s’il n’est ne correspond pas à votre activité.
En effet, votre numéro APE pourra vous être demandé dans de nombreuses occasions. Notamment pour souscrire à certaines assurances telle la Responsabilité Civile Professionnelle (RCS). Si vous avez des salariés, vous devrez l’indiquer sur leurs bulletins de salaire. Pour vérifier que votre numéro correspond bien à votre activité, consultez la classification de l’Insee >>

 

Comment faire votre demande de modification de code APE ?

 

Vous avez reçu votre code APE depuis moins d’un mois :

Vous pouvez prendre contact avec votre direction régionale par téléphone (coordonnées des directions régionales de l’Insee) ou compléter le formulaire en ligne de demande de changement de code APE >>

 

Vous avez reçu votre code depuis plus d’un mois :

Faites votre demande par écrit en envoyant le formulaire dédié à la direction régionale de l’Insee dont vous dépendez. Vous trouvez l’adresse de celle-ci à la fin du formulaire.

 

 

 

 

Mes biens personnels peuvent-ils être saisis en cas de faillite ?

 

Oui.

Avec le régime de l’auto-entrepreneur, vous avez le statut d’entrepreneur individuel. Or le principe appliqué est le suivant : l'entrepreneur est indéfiniment responsable des dettes professionnelles sur l'ensemble de son patrimoine personnel.

En conséquence, vos biens, fonciers et autres (mobiliers, équipement) peuvent être saisis si vous ne pouvez pas régler vos dettes.

Que se passe-t-il si vous avez déjà effectué une déclaration d’insaisissabilité chez un notaire ?


Cette formalité vous permet de protéger votre résidence principale. Elle protège donc :

• Vos biens fonciers bâtis
• Vos bien fonciers non bâtis

acolade

non affectés à son usage professionnel


Si vous exercez votre activité dans votre résidence principale :

Dans ce cas votre résidence principale est à usage mixte (habitation et professionnel) et seule la partie destinée à l'habitation profite de la protection de la déclaration d'insaisissabilité́. N’hésitez pas à évaluer votre situation personnelle avec votre notaire !

 

 

 

 

Doit-on toujours faire un devis pour vendre un service ?

 

Non

mais c’est vivement conseillé. À partir du moment où votre client a signé un devis avec la mention « bon pour accord »., vous êtes sûr de travailler et d’être payé ! Le devis est une véritable garantie pour vous.
Évidemment pour de petits montants, il est parfois difficile d’imposer un devis. À vous d’évaluer à partir de quelle somme, vous estimez un devis obligatoire. La rédaction d’un devis est quasi systématique dans le bâtiment ou dans les services aux entreprises.

Cas particulier : vous proposez des services de travaux (bâtiment) ou de réparation ou installation de produits électroménagers :


Proposer un devis à votre client est obligatoire dès que votre prestation de dépannage, réparation ou entretien excède 150 €. Ce devis devra être lu et signé par votre client et dès lors fera office de contrat entre vous.


Les mentions obligatoires dans un devis


•    la date à laquelle vous avez rédigé le devis,
•    votre nom et adresse,
•    le nom du client et le lieu d'exécution de l'opération,
•    le décompte détaillé, en quantité et en prix, de chaque prestation et produit nécessaire à l'opération prévue et si nécessaire, les frais de déplacement,
•    la somme globale à payer en précisant : « TVA non applicable, article 293 B du CGI »,
•    si le devis est payant ou gratuit.

Votre client devra ensuite ajouter à la main :
•    " Devis reçu avant l'exécution des travaux » puis « bon pour accord » s’il l’accepte,
•    dater et signer le devis.

 

 

 

En auto-entrepreneur, puis-je répondre à des appels d’offres ? Où me procurer les fameux DC4, DC5, DC6 et DC7 ?

 

Toute entreprise, quelle que soit sa taille ou sa forme juridique, peut participer à un marché public (votre activité en auto-entrepreneur est une entreprise individuelle).

Pour répondre à ces appels, il vous faudra veiller à respecter scrupuleusement le formalisme imposé par les administrations. Ce serait dommage que votre proposition commerciale soit refusée uniquement parce que votre dossier n’est pas complet !

Sources pour répondre à des appels d’offres publics


Vous pourrez trouver les formulaires DCA, DC5 , DC6 et DC7 sur le site du Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.

 

 

 

Je suis inscrit en auto-entrepreneur depuis deux mois seulement et je reçois déjà un appel à cotisations. Est-ce normal ?

 

Oui,

vous n’avez pas à vous inquiéter. L’administration envoie systématiquement des appels à cotisations dès que votre activité est enregistrée. Si vous avez opté pour la déclaration mensuelle. Vous recevez donc un appel à cotisations tous les mois.

Mais cela ne modifie pas la date de votre 1ère déclaration de chiffre d’affaires !


En effet, vous disposez d’un peu de temps avant d’effectuer votre 1re déclaration de CA.


Celle-ci intervient :


•    Option paiement au mois : 3 mois après votre déclaration d’activité en auto-entrepreneur.
•    Option paiement au trimestre : à la fin du trimestre civil suivant celui au cours duquel vous vous êtes déclaré en auto-entrepreneur. Par exemple : si vous avez déclaré votre activité le 1er février 2010, vous devez
effectuer votre 1re déclaration de chiffre d’affaires le 31 juillet 2010.

 

 

 

Suis-je obligé de produire une facture pour chaque vente ?

 

Oui.

Même si vendez des marchandises à l’unité à des particuliers, par exemple : des vêtements lors d’une vente privée. Cette facture constitue en effet la « trace » de votre transaction. En cas de contrôle, elle vous permet de justifier vos revenus. C’est pourquoi vous devez impérativement conserver un double de chacune de vos factures.

 

 

Sur chaque facture, vous devez mentionner :
•    Votre numéro SIREN attribué suite à votre déclaration d’activité,
•    Votre adresse,
•    La mention :
> pour une activité commerciale : "dispensé d’immatriculation en application de l’article L123-1-1 du code de commerce",
> pour une activité artisanale : "dispensé d’immatriculation en application du V de l’article 19 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement du commerce et de l’artisanat".

 

 

 

En tant qu’auto-entrepreneur puis-je signer un contrat de location-gérance ?

 

 

Non, pour le moment, vous ne pouvez pas signer ce type de contrat. Car voici les règles qui s’appliquent :

 

Pour signer un contrat de location-gérance, le locataire-gérant doit avoir la qualité de commerçant*. Celle-ci s’obtient lorsque vous pouvez justifier de deux années d’activité en tant que commerçant (activité principale). Vous justifiez cette période d’activité auprès du Greffe du Tribunal de Commerce.

Au cours de cette période d’activité de deux ans, vous n’êtes pas obligé d’être inscrit au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Un auto-entrepreneur ayant exercé pendant deux ans une activité en auto-entrepreneur (activité principale) pourrait ainsi obtenir la qualité de commerçant et signer un contrat de location-gérance.

 

 

 

Que se passe-t-il en cas de dépassement de chiffre d’affaires ?

 

La règle dépend du montant de votre dépassement. Deux cas de figure :

1.  Votre dépassement est inférieur à 89 600 € (activité de vente)  ou 34 600 € (activités de service) : vous bénéficier d’une période de transition de 2 ans.


Principe appliqué :
Pendant les deux années suivant le dépassement (CA > 81 500 € pour  les activités de ventes de marchandises et prestations d’hébergement ; CA > 32 600 € pour une activité de services), vous continuez à bénéficier du régime social de la micro-entreprise.
Attention, l'option pour le prélèvement fiscal libératoire de l'impôt sur le revenu cessera rétroactivement au 1er décembre de l'année où vous dépassez le plafond de CA. L'année suivante vous ne payerez plus votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales au mois ou au trimestre mais une fois par an. Le montant de votre impôt sur le revenu sera déterminé par l'administration fiscale après abattement forfaitaire pour frais professionnels.


Vous bénéficiez donc toujours :
•    Du régime social simplifié : calcul de vos cotisations sociales d’après votre CA et paiement au trimestre ou au mois.
•    De la dispense d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) et du Répertoire des Métiers (RM).
•    De la franchise de TVA : vous ne facturez pas la TVA et ne la récupérez pas sur vos achats.

2. Votre dépassement est supérieur à 89 600 € (activité de vente)  ou 34 600 € (activités de service) : vous avez jusqu'à la fin d'année de dépassement pour régulariser votre situation. Au 1er janvier suivant, vous perdez les bénéfices du régime auto-entrepreneur.

Au 31 décembre, vous perdez rétroactivement l'option pour le prélèvement fiscal libératoire de l'impôt sur le revenu et l'option pour le micro-social (paiement des cotisations sociales au mois ou au trimestre).

 

 

 

 

 


Quels changements cela entraîne-t-il ?
Au 1er janvier de l'année suivant le dépassement :

 

- Vous ne bénéficiez plus du calcul simplifié de vos cotisations sociales et impôt sur le revenu :
vous êtes désormais imposé selon un régime réel d’imposition. Avec une comptabilité classique, vous communiquez, tous les ans, à l’administration fiscale vos bénéfices et votre bilan.

- Si votre activité est soumise à TVA, vous récupérez la TVA payée sur vos achats de biens et de services, et vous la facturez à vos clients.

 

 

Attention, le chiffre d'affaires plafond varie selon votre date d'inscription en auto-entrepreneur

Si vous déclarez votre activité en cours d'année, rappelez-vous que votre chiffre d'affaires plafond n'est pas 81 500 € ou 32 600 €. En effet, votre plafond de chiffre d'affaires est recalculé par l'Urssaf en fonction du nombre de mois où vous allez véritablement exercer votre activité.

 

Par exemple 


Vous déclarez une activité de ventes de vêtements en ligne au 1er juillet 2010. Le chiffre d’affaires à ne pas dépasser pour une année d’activité complète est de 81 500 €. Dans votre cas, vous allez exercer cette activité pendant 6 mois, votre chiffre d’affaires maximum sera donc de 40 750 €.

 

 

 

 

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Source : extrait du Guide l’auto-entrepreneur, édité par le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi.

 

 

 

 

 

 

Est-il possible d'avoir pour client un membre de sa famille ?

 

Oui,

a priori, si vous pratiquez les mêmes prix que pour vos autres clients, il n’y a pas d’inconvénient à ce que vous facturiez des prestations à des membres de votre famille.

Attention toutefois, dans le cas précis ou votre parent est votre seul client et que vous exercez dans les services à la personne avec un agrément pour faire bénéficier vos clients d’une déduction fiscale... vous devez être particulièrement vigilant. Il ne faudrait pas que cette déduction soit comprise comme un avantage offert à votre parent...
Une situation à clarifier auprès de la DDTEFP (Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle), organisme qui vous a attribué votre agrément.

 

 

 

Auto-entrepreneur puis-je effectuer des achats pour le compte de mes clients et me faire rembourser les sommes engagées en tant que débours ?

 

Quelles sont les implications ?

Les débours sont des achats effectués par un fournisseur pour le compte de son client. Typiquement un imprimeur se fait rembourser en débours des reliures que son client aurait dû acheter de lui-même. Vous pouvez en tant qu’auto-entrepreneur utiliser les débours pour effectuer des achats au nom de votre client. Celui-ci serait le seul poursuivi en cas de non-paiement. Il vous rembourse, à l’euro près les sommes que vous avez engagées pour son compte. Ce qui signifie que vous ne pouvez en aucun cas, faire un bénéfice à l’occasion d’un débours.

 

Principe des débours :

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Les débours ne s’appliquent pas à tous les achats.

 

 

Formalités pour effectuer des achats au débours

1. Les sommes engagées pour le compte de votre client doivent impérativement faire l’objet d’une reddition de compte exacte.

2. Vous devez effectuer ces achats en vertu d’un mandat préalable et explicite : c’est-à-dire un accord écrit de la part de votre client précisant la demande d’achat au débours. Un accord « tacite » (non écrit), peut être admis lorsqu'il est suffisamment vraisemblable pour ne pas e
̂tre mis en doute, précise la loi**.
Notre conseil : les preuves écrites sont toujours recommandées. Si vous le pouvez demandez à votre client de vous en fournir.

3. Vous devez transmettre à votre client toutes les pièces justifiant l’engagement et le montant des sommes qu’il vous doit au titre des débours.

4. En cas de contrôle, vous devrez justifier la nature ou le montant exact des débours. Et ce, par tous moyens appropriés : factures des fournisseurs, copie des comptes rendus ou factures détaillées adressées aux clients, etc.

Dans votre comptabilité, vous conserverez une trace écrite des débours, dans une note dédiée (compte de passage).

 

Limite : ce système de débours n’est pas avantageux pour votre client

En tant qu’auto-entrepreneur, vous ne pouvez acheter comme une société puisque vous n’êtes pas assujetti à la TVA. Ce qui signifie que vous ne pouvez pas vous faire rembourser la TVA comme le ferait une société. Or, si votre client est justement une société, ce système de débours le désavantage. Ne pouvant se faire rembourser la TVA sur ses achats, il va en fait acheter ses produits plus chers que s’il les achetait lui-même. Il vous faut donc clarifier ce point avec lui.

 

Précaution

Vous devez être particulièrement rigoureux dans l’utilisation des factures au « débours ». Conservez systématiquement tous les justificatifs de vos opérations (doubles de factures, etc.). En cas de contrôle fiscal, vous devrez justifier les débours effectués. En cas de doute, vous êtes tout à fait en droit de contacter votre centre des impôts pour leur demander leur avis. Si vous effectuez une demande d’information écrite, votre Centre des impôts est dans l’obligation de vous répondre par écrit. 

* Bulletin Officiel des Impo
̂ts - Direction générale des finances publiques 4 G-3-09, N° 40 DU 9 AVRIL 2009 : « En outre, le chiffre d’affaires ou les recettes n’incluent pas les sommes encaissées qui répondent à la définition des débours : ces sommes doivent nécessairement être engagées au nom et pour le compte du client et faire l’objet d’une reddition de compte exacte (à l’exclusion, en conséquence, de tout montant forfaitaire). »
** Mémento Fiscal 2009©, Editions Francis Lefebvre, 2010. CE 4-3-1987 n° 70321 : RJF 5/87 n° 503.

 

 

 

 

Auto-entrepreneur dans les services à la personne  top

 

Les services à la personne, qu’est-ce c’est ?


Employée de maison, dépannage informatique, garde d’enfants ou soutien scolaire... on regroupe sous l’appellation services à la personne, l’ensemble des activités d’aide aux particuliers à leur domicile ou d’assistance aux personnes dépendantes (personnes âgées, handicapées ou enfants de moins de 3 ans*). Toutes les ces activités ont été labellisées en 2005 lors de la loi Borloo** instaurant un cadre fiscal privilégié qui favorise ces services.
Consultez la liste des activités de services à la personne agréé.


Les aides dans les services à la personne

Pour faciliter l’accès à ces services, le gouvernement a instauré deux mesures d’incitation : une réduction d’impôt et un mode de paiement simplifié, le CESU.
Ces aides ne s’adressent qu’aux bénéficiaires de vos services, mais vous pouvez indirectement en profiter.

Le CESU : un mode de paiement dédié

Avant le CESU, salarier un intervenant à domicile était un vrai casse-tête pour un particulier. Il lui fallait calculer les cotisations patronales à payer sur les salaires versés et effectuer de nombreuses démarches administratives. La création du CESU a considérablement simplifié la procédure. Il suffit désormais d’un seul chèque et d’une seule déclaration (au CRCESU).

En auto-entrepreneur, vous ne pouvez pas accepter ces CESU, dits « CESU bancaires ou déclaratifs ». En revanche, vous pouvez être payé par CESU préfinancés.
Quelle est la différence entre CESU bancaire et CESU préfinancés ?

 

50 % de réduction d’impôt :

La loi du 23 juillet 2005 a offert aux bénéficiaires des services une réduction d’impôt sur le revenu égale à 50 % des sommes effectivement restées à sa charge.  En pratique, pour votre client, cela diminue le coût de vos services. Mais c’est un argument commercial important, à faire valoir auprès de vos clients.

 

Comment en faire bénéficier vos clients ?

Vous devez obtenir l’agrément. Une autorisation administrative délivrée par la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi (DDTEFP).

 

 

 

Quel est l’impact de l’agrément sur mon activité ? Est-ce si avantageux ?

 

L’Agrément

L’agrément a deux facettes

 

1. Une reconnaissance nationale :

Pour vous il s’agit d’une autorisation administrative de votre capacité à exercer des services aux autres, à leur domicile. C’est un argument de poids auprès de vos prospects qui ne vous connaissent pas encore. Une reconnaissance de l’Etat rassure toujours lorsqu’il s’agit de confier les clés de son domicile ! Une fois agréé, n’hésiter pas à l’indiquer sur votre site Internet ou vos plaquettes commerciales.

 

2. Un dispositif avantageux pour vos clients :

Avec l’agrément, vous permettez à vos clients de déduire de leurs impôts 50% de leurs dépenses de services à la personne*. En conséquence, vos clients paient moins cher le service  qu’ils vous achètent (a posteriori, puisque les dépenses engagées seront déclarées dans la déclaration annuelle des revenus l’année suivant l’achat du service).


 

 

Quelle est la différence entre agrément simple et qualité ?

 

 

Dit également agrément facultatif (simple) et obligatoire (qualité) :

La réglementation distingue deux types d’agrément : l’agrément simple et l’agrément qualité. Les activités ressortant de l’agrément simple pouvaient être exercées sans agrément ou autorisation jusqu’à la «recodification» du Code du travail intervenue en mai 2008. Depuis cette date, une modification rédactionnelle intervenue à l’article L. 7232-1 qui renvoie à l’article L. 7232-3 semblerait rendre obligatoire l’agrément ou l’autorisation quelles que soient les activités exercées. Mais cette nouvelle rédaction serait contradictoire avec le principe de recodification qui veut qu’elle ait été effectuée à législation constante. En revanche, les activités du ressort de l’agrément qualité ne peuvent pas, avec certitude, être exercées sans autorisation ou agrément; on peut dès lors parler d’agrément obligatoire et d’activités dont l’exercice est réglementé. L’agrément qualité ou l’autorisation (régime de l’article L. 313-1-1du Code de l’action sociale) sont obligatoires pour les activités suivantes :
– la garde d’enfants de moins de 3 ans ;
– l’assistance aux personnes âgées ou aux autres personnes qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile (à l’exception de soins relevant d’actes médicaux) ;
– l’assistance aux personnes handicapées, y compris les activités d’interprète en langue des signes, de technicien de l’écrit et de codeur en langage parlé complété, de garde-malade (à l’exclusion des soins) ;
– l’aide à la mobilité et au transport de personnes ayant des difficultés de déplacement, lorsque cette offre est incluse dans une offre de services d’assistance à domicile ;
– la prestation de conduite du véhicule personnel des personnes dépendantes, du domicile au travail, sur le lieu de vacances, pour les démarches administratives, à la condition que cette prestation soit comprise dans une offre de services incluant un ensemble d’activités effectuées à domicile ;
– l’accompagnement des enfants de moins de 3 ans dans leurs déplacements, des personnes âgées ou handicapées en dehors de leur domicile (promenade, transports, actes de la vie courante) à condition que cette prestation soit comprise dans une offre de services incluant un ensemble d’activités effectuées au domicile (soins esthétiques par exemple) pour les personnes dépendantes.


 

 

 

 

Quelles sont les conditions à remplir pour obtenir l’agrément simple ?

 

 

Pour pouvoir obtenir l'agrément simple, il faut tout d'abord exercer exclusivement l'une des activités définies à l'article L.129-1* et listées aux articles D.129-35* et D. 7231-1 al 20°* du Code du travail.
Par exemple, vous pouvez proposer un service d’assistance à une personne handicapée dépendante qui comprend une aide à la toilette et l’habillage le matin, des travaux de ménage, la rédaction de courriers, et la livraison de repas préparés chez vous.

La liste est très précise et limitative : vous ne pouvez proposer que des services d'aide à la personne à domicile. Par exemple, si vous proposez une assistance Internet et informatique à domicile (autorisée) vous ne pouvez pas vendre du matériel informatique dans la structure qui demande l'agrément. Vous devrez créer pour cela une autre structure.
Attention, certaines activités listées sous cet article ne peuvent être exercées que dans le cadre d'une offre plus globale de services à la personne. Par exemple, l'agrément pour une activité de livraison de repas à domicile ne pourra être obtenu que si ces livraisons sont proposées dans une offre plus globale de services d'aide ménagère.

 

Autres obligations imposées :

-    Le demandeur d’un agrément ne doit pas avoir fait l'objet d'une condamnation pénale pour une des infractions listées à l'article L.128-1 du Code de commerce (escroquerie, abus de confiance, etc...)
-    Il ne doit pas être inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles si l'activité a trait à des mineurs.

 

Quelles sont les règles à respecter une fois agréé ?

 

 

Les obligations des auto-entrepreneurs agréés

Ces obligations sont les engagements pris par l’auto-entrepreneur en contrepartie de l’obtention de l’agrément. La principale obligation est, bien évidemment, de respecter la réglementation des services à la personne et toutes ses exigences. On citera d’abord l’obligation de fournir à l’administration, d’une part, des statistiques mensuelles sur l’activité, d’autre part, au premier semestre de l’année, un bilan annuel quantitatif et qualitatif de l’activité exercée au titre de l’année précédente. Mais il y a aussi l’obligation de fournir aux clients ou bénéficiaires des factures et des attestations annuelles destinées à l’obtention de la réduction d’impôt ou du crédit d’impôt qui soient conformes au modèle défini dans la circulaire ministérielle du 15 mai 2007.

 

Le renouvellement de l’agrément

La demande de renouvellement incombe à l’organisme demandeur. Elle doit être faite trois mois au plus tard avant l’expiration de l’agrément en cours.

On notera que les structures certifiées (Qualicert ou NF Services) bénéficient d’un renouvellement automatique de leur agrément au terme de ses 5 années de validité.

Et les auto-entrepreneurs peuvent être certifiés pour leurs activités de services à la personne.

 

Le retrait de l’agrément

L’agrément peut être retiré quand un organisme ou un auto-entrepreneur agréé ne respecte pas les obligations qui lui incombent; par exemple le non-respect de la condition d’exclusivité et l’exercice d’autres activités que celles pour lesquelles il est agréé, la non-transmission au préfet du rapport annuel obligatoire, le non-respect des règles d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

L’agrément ne peut être retiré qu’après une procédure de mise en demeure qui fait suite à un contrôle sur place et sur pièces. L’auto-entrepreneur dispose de quinze jours, à partir de la mise en demeure, pour faire valoir ses observations, mettre un terme aux dysfonctionnements constatés ou satisfaire à ses obligations. Au terme de ce délai, un arrêté de retrait d’agrément peut être pris par le préfet du département. L’organisme ou l’auto-entrepreneur auquel l’agrément est retiré doit en informer immédiatement tous ses clients et bénéficiaires.

 

 

 

Comment se procurer une attestation fiscale pour mes clients ?

 

 

Afin que ses clients puissent bénéficier de la déduction fiscale ou du crédit d'impôt relatif aux services à la personne,* l'organisme qui fournit le service doit être agréé et doit communiquer avant le 31 janvier de l'année suivante à chacun de ses clients une attestation fiscale annuelle.


Par exemple :

vous fournissez un service de travaux ménagers à domicile pour les particuliers. Pour toutes les prestations effectuées en 2009, vous devez délivrer à vos clients une attestation fiscale avant le 31 janvier 2010.

 

Cette attestation doit impérativement comporter :

•    Le nom et l'adresse de l'auto entrepreneur agréé, son numéro d'identification Siret, le numéro et la date de délivrance de l'agrément,
•    Le nom et l'adresse de la personne ayant bénéficié du service,
•    Un récapitulatif des services procurés (nom de l'intervenant, date et durée de l'intervention). Un regroupement mensuel des interventions peut être effectué,
•    Le tarif horaire de la prestation,
•    Le montant acquitté avec le CESU préfinancé, le montant effectivement acquitté et le mode de paiement.

Cette attestation fiscale est produite par l'auto-entrepreneur agréé qui doit tenir une comptabilité. L’attestation fiscale doit clairement indiquer au client ayant payé par CESU préfinancé qu’il doit identifier dans sa déclaration fiscale annuelle la part qu’il a personnellement financée et qui donne seule droit à l’avantage fiscal. Il reçoit annuellement des personnes morales qui préfinancent le CESU (employeur, comité d’entreprise, Conseil Général, Caisse de retraite, Centres communaux d’action sociale, mutuelles, etc...) un document qui récapitule le nombre, la part et le montant préfinancé des CESU par rapport au total des CESU attribués.

 

 

Le CESU

En auto-entrepreneur, puis-je me faire payer en CESU bancaire ? Comment ?

 

 


Le CESU bancaire correspond à l’ancien Chèque Emploi Service (CES) permettant aux particuliers d’employer facilement des intervenants à domicile. En conséquence ce CESU bancaire sert à « salarier » un prestataire.

Vous pouvez tout à fait vous faire payer en CESU bancaire. C’est d’ailleurs couramment pratiqué, mais cela ne présente pas d'intérêt particulier dans le cas spécifique des services à la personne. L'auto-entrepreneur peut parfaitement se faire payer en CESU bancaire, mais ce paiement ne rentre pas dans son chiffre d'affaires d'auto-entrepreneur puisqu'il s'agit d'un montant perçu au titre d'un salariat. Pour le client, il n'y a pas non plus d'intérêt spécifique puisque le paiement hors CESU de services à la personne d'un auto-entrepreneur agréé donne droit à la déduction/au crédit d'impôt de 50% des montants engagés.
Ces montants sont plafonnés* à 12000 euros de dépenses engagées (+1500 euros par enfant ou personne de plus de 65 ans à charge) , montant porté à 20000 euros pour les personnes invalides, incapables d’exercer une profession et devant avoir recours à une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie.


Ne confondez pas CESU bancaire / CESU préfinanc

 

 

 

Quelle est la différence entre CESU bancaire et CESU préfinancé ? En auto-entrepreneur, puis-je être payé grâce à ces deux systèmes de paiement ?

 


Le CESU bancaire et le CESU préfinancé constituent deux modes de paiement vraiment différents. Dans le premier cas, vous ne pouvez pas l’accepter en tant qu’auto-entrepreneur.

En auto-entrepreneur, vous ne pouvez accepter que les CESU préfinancés :


Les CESU préfinancés se présentent comme des tickets restaurants. Ils sont distribués par des comités d’entreprise, des conseils généraux à leurs salariés pour les aider à financer des services à  domicile.

Pour encaisser ces CESU, vous devez être affilié au CR-CESU (Centrale de Remboursement des CESU préfinancés). Vous pouvez en faire la demande sur le site du CR-CESU.


Une commission pour frais de gestion sera retenue à chaque demande de remboursement de CESU. Mieux vaut donc attendre d’en avoir encaissé plusieurs pour vous les faire rembourser par le CR-CESU.

Avec le CESU bancaire (ou déclaratif), votre client est votre employeur


Le CESU bancaire correspond à l’ancien Chèque Emploi Service (CES) permettant aux particuliers d’employer facilement des intervenants à domicile. En conséquence ce CESU bancaire sert à « salarier » un prestataire. Un auto-entrepreneur, ayant le statut d’entrepreneur individuel, ne peut donc en aucun cas accepter ce « salaire ».


En tant qu’auto-entrepreneur, vous ne pouvez accepter que des CESU préfinancés. Néanmoins, rien ne vous empêche de recevoir des CESU bancaire. Simplement vous les recevez en tant que salarié puisque le cumul salariat et activité en auto-entrepreneur est tout à fait autorisé. Vous devrez simplement être vigilant dans votre comptabilité à ne pas mélanger vos deux sources de revenus !

cesu-illustration
Exemple de CESU préfinancé. Si un client vous règle un service 37,00 €. Il vous paie 20 € en CESU et les 17 € restants par un autre mode de paiement.
ATTENTION. Information à partager avec votre client : les paiements en liquide ne donnent pas droit à la déduction fiscale de 50 %.

CUMUL

En plus de mon activité de services à la personne, je veux développer une autre activité, puis-je les exercer en même temps ?

 


Oui.

Mais sachez que vous ne pourrez pas obtenir l’agrément simple en exerçant en plus de votre activité de service à la personne une autre activité qui n’entre pas dans la liste des services agréés.
Exemple : vous développez une activité de petit bricolage au domicile de particuliers et vendez en parallèle des objets que vous réparez vous-même.


En effet, pour obtenir l’agrément votre structure (votre entreprise individuelle) doit exercer exclusivement des activités de services à la personne.* Seules, certaines activités sont tolérées en complément car elles peuvent compléter une offre globale de services :
•    Livraison de repas ou de courses à domicile,
•    Collecte et livraison du linge repassé à domicile,
•    Accompagnement des enfants dans leurs déplacements et des personnes âgées ou handicapées en dehors de leur domicile,
•    L’aide à la mobilité et au transport de personnes ayant des difficultés de déplacement.
•    Les prestations de conduite du véhicule personnel de personnes dépendantes,


les services rendus auprès d’enfants de moins de 3 ans et de personnes dépendantes nécessitent l’obtention d’un agrément simple et qualité.

 

En conséquence pour obtenir l’agrément simple vous ne pouvez pas cumuler activité de service à la personne et une activité autre, comme de la vente d’objets.

 

 

 

Si j’ai l’agrément simple, puis-je en plus de mes prestations chez les particuliers, proposer mes services à des entreprises ?

 


Non,

les activités couvertes par l'agrément simple doivent uniquement être exercées auprès de personnes physiques et à leur domicile. Un auto-entrepreneur qui travaillerait à la fois pour des personnes physiques et pour des entreprises ne remplirait pas les conditions de l'agrément et prendrait le risque de se le voir retirer.

 

 

 

 

Vous êtes formateur et auto-entrepreneur top

Comment obtenir un agrément de formation ?

 

Il n’existe pas à proprement parler d’agrément des prestataires de formation, même si ce terme est parfois utilisé par erreur. En revanche pour être reconnu comme organisme de formation, vous êtes tenu d’envoyer une déclaration d’activité à la Direction Régionale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (DRTEFP) au plus tard, dans les trois mois suivants la signature de votre premier contrat ou convention de formation.

 

Pour vous déclarer, vous devez réunir les pièces suivantes :

 

•    La première convention ou contrat de formation professionnelle (preuve que vous avez une clientèle en propre et que vos prestations relèvent bien de la formation professionnelle au sens du code du travail). À défaut, un bon de commande et la facture conclus avec le bénéficiaire et la liste des stagiaires de la formation sur laquelle s’appuie la déclaration.
•    Le programme détaillé de cette 1re formation : lieu, date, déroulé, thèmes abordés, prix, diplômes ou attestations éventuellement délivrés...
•    La liste des formateurs intervenants (vous pouvez bien évidemment être seul sur cette liste).
•    Une copie de la pièce attestant de l’existence légale de votre organisme de formation. Pour vous, en tant qu’auto-entrepreneur, vous devez fournir une attestation de l’URSSAF.
•    L’original du bulletin n°3 de votre casier judiciaire. (
Demander gratuitement votre extrait de casier judiciaire >>)

 

Puis vous devez compléter le bulletin de déclaration d’activité d’un prestataire de formation en 3 exemplaires : l’imprimé CERFA. >>

Dans les 15 jours à dater de la réception de la déclaration, le préfet de région délivre au déclarant un récépissé comportant un numéro d’enregistrement.

 

Une fois le numéro délivré, vous êtes tenu à des obligations. Vous devez établir chaque année un bilan pédagogique et un bilan comptable.

 

Opter pour l’EIRL (Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée) en auto-entrepreneur  top

 

 

 

Auto-entrepreneur avec option pour l’EIRL, ai-je l’obligation d’ouvrir un compte dédié à mon activité ?

 

Oui

c’est l’une des formalités supplémentaires qui s’imposent aux auto-entrepreneurs optant pour le statut d’Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée (aussi dit dans votre cas : AERL ou Auto-entrepreneur à Responsabilité Limitée) qui vous permet de mieux protéger votre patrimoine personnel.


 

Compte bancaire dédié ne signifie pas forcément compte professionnel ! Ceux-ci coûtent cher et selon l’avancée de votre activité, vous n’avez peut-être pas immédiatement intérêt à en créer un. Dans un premier temps, vous pouvez très bien ouvrir un compte personnel. Seule limite de ce compte : vous ne pourrez pas personnaliser les chèques de votre auto-entreprise au nom de votre activité. Exemple, votre nom commercial « Sabin conseils ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auto-entrepreneur depuis 1 an, je compte opter pour l’EIRL. Est-ce que j’aurai des changements à apporter d’ici 6 mois ou un an, si je transforme mon auto-entreprise en micro-entreprise ?

 

Les changements que vous aurez à effectuer concerneront essentiellement votre changement de régime fiscal et social, vous quitterez celui de l’auto-entrepreneur pour celui de la micro-entreprise. Mais cela n’a pas d’incidence directe sur votre statut juridique d’Entrepreneur Individuel à Responsabilité Limitée.

 

En revanche, l’EIRL impose des formalités à effectuer tous les ans. Entre autres, vous devez déclarer vos comptes et actualiser votre déclaration d’affectation.

Acte constitutif de votre EIRL, la déclaration d’affectation qui liste tous les biens affectés à votre activité professionnelle doit être mise à jour tous les ans. Notamment si les biens listés ont pris de la valeur ou au contraire se dévaluent. Vous pouvez également ajouter des biens ou en retirer.

 

 

 

Auto-entrepreneur avec l’option EIRL, je facture toujours en TTC et je suis toujours soumis au plafond du CA réalisé sur une année ?

 

Oui,

 

l’option pour l’EIRL ne vous fait perdre aucun des bénéfices du régime auto-entrepreneur.
Pour rappel, le régime de l’auto-entrepreneur est un ensemble d’options sociales et fiscales et votre auto-entreprise est une entreprise individuelle. En optant pour l’EIRL, vous optez pour une responsabilté limitée qui ne modifie pas vos options sociales et fiscales : paiement de vos charges sociales et impôt sur le revenu au mois ou trimestre en fonction de votre CA, exonération de TVA...

 

 

 

 

Aujourd’hui auto-entrepreneur, je ne peux pas déduire mes frais professionnels. En est-il de même en EIRL ?

 

Oui,

si vous optez pour l’EIRL, vous ne radiez pas votre auto-entreprise, il s’agit simplement d’une option juridique. Vous conservez le régime auto-entrepreneur dans lequel en effet, vous ne pouvez pas déduire vos frais professionnels.

Si c’est ce que vous recherchez, vous pouvez dans un 1er temps cesser l’option pour le prélèvement fiscal libératoire. Vous déclarez alors vos revenus en auto-entrepreneur dans votre déclaration annuelle de revenus et l’administration fiscale applique un abattement pour frais professionnels pour déterminer votre revenu imposable.

Vous bénéficiez ainsi de l’abattement suivant :
• 71 % du CA pour les activités d'achat/revente et les activités de fourniture de logement
• 50 % du CA pour les autres activités relevant des BIC Bénéfices Industriels et Commerciaux)
• 34 % du CA pour les BNC (Bénéfices Non Commerciaux)
Avec un minimum d'abattement de 305 euros.

Si vous avez des frais importants pour réaliser vos produits ou services, vous devez peut-être réfléchir à changer de régime. Faites-le point : dans quels cas avez-vous intérêt à quitter le régime auto-entrepreneur ?

 

 

 

 

Est-il obligatoire de rédiger des statuts lorsqu'on est auto-entrepreneur en EIRL ?

 

Non,

vous conservez le régime de l’auto-entrepreneur et le statut d’entrepreneur individuel. Vous ne créez pas de société qui impliquerait la rédaction de statut.

 

 

 

En auto-entrepreneur, quelles sont les formalités pour opter pour l’EIRL ?

 

Étape 1 : vous séparez votre patrimoine personnel et professionnel :


Une seule formalité s’impose, la déclaration d’affectation de votre patrimoine. C’est le seul acte constitutif de l’EIRL.
Dans cette déclaration d’affectation, vous listez et évaluez les biens que vous comptez affecter à votre activité professionnelle. Puis vous déposez votre déclaration :
> au greffe du tribunal de commerce pour les auto-entrepreneurs dispensés d'immatriculation,
> au Répertoire des métiers (RM) pour les auto-entrepreneurs artisans dont c’est l’activité principale (et donc immatriculés au RM).

Vous pouvez télécharger des modèles de déclaration d’affectation de patrimoine sur le site officiel de l’EIRL.

Étape 2 : vous informez l’administration de votre nouvelle option pour l’EIRL


Même si vous créez votre EIRL en un seul acte, vous devez tout de même en informer les administrations qui suivent votre activité (Urssaf, RSI, etc.). Pour ce faire, il vous suffit de renseigner le formulaire en ligne sur le site officiel de l’auto-entrepreneur.

 

1. Sur le site, sélectionner dans le menu de gauche « Modifer / cesser son activité »

 

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2. Dans la partie consacréer à l’EIRL, sélectionner : « modification de votre situation ».